Vous n'y couperez pas : je vous parlerais de Ratatat.
Premier groupe d'électro - avant SMK et après High Tone - que j'ai découvert, quand j'étais lycéenne. Je ne jurais que par le p'tit rock, avant. Pour moi, l'électro, c'était Justice, et j'accrochais moyennement. Ratatat, on m'l'a fait écouter après ma douche, dans une chambre d'internat pas rangée, sur un lit pas fait, en buvant du thé. C'est la nana que j'aimais qui me l'a fait écouter. C'est p'têt pour ça que ce groupe, je l'aime encore, encore, encore.
Bref.
Ratatat, c'est quoi ? Que du bonheur. Et "Nostrand" incarne parfaitement l'esprit de ce groupe. Première partie posée, avec sons réguliers, tonalités basses, tiédeur dans les notes, avec un petite mélodie aigue, douce, effacée, entêtante. C'est sur cette partie qu'on termine une clope, qu'on balance la tête en reconnaissant Ratatat. On ferme les yeux. On est transportés. La mélodie est régulière, pour être mieux brisée ensuite. Parce que la seconde partie, putain, elle vous explose. Notes emportées, envolées. Qu'il faut saisir, poppers au nez. Explosion. Désordre. Immensité.
On ne connaît pas Ratata si on ne connaît pas "Nostrand".