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Trompeur...
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le 2 avr. 2017
Fatigué. Plutôt bordélique dans ma tête. Il y a cette énergie résiduelle qui inspire la continuité et, simultanément, une envie de tout plaquer pour aller refaire ma vie dans un bain d'acide. Le plus surprenant dans l'histoire est que ça ne va pas mal au point de jouer à la roulette russe. Seulement, malgré une médication devant arrêter ou au moins diminuer le flot de mes pensées, ça grouille de bruit, de schémas, d'images, de souvenirs, de luttes internes qui polluent ma tranquilité d'esprit. Ça tourne en boucle toute la journée, de l'enfance à la vie adulte, du bien et du démon, d'un paquet de fraises au pourquoi de l'existence. Vous aurez compris que tout ce bordel ressemble à cette boule de pinball qui se fait allègrement péter la gueule à travers son périple dans la machine avant de finir...au tapis.
In flames ne ressemble à rien au niveau du fond mais un peu à tout si on y va pour la forme. Catégorie death métal, chaque pièce ou presque commence en étant enragé de manière quasi venimeuse et le refrain prend une allure plus humaine et souvent même sensible pour ne pas dire fragile. Ici, on calme les ardeurs au refrain partiellement en offrant une sorte de rebond vocal comme pour représenter la boule de pinball qui virevolte et la voix agressive semble insinuer l'incompréhension. Bien que ce soit une interprétation personnelle, le ressenti n'en est pas moins véritable. Malgré les détracteurs qui préfèrent le death pur et dur, l'avantage de in Flames demeure qu'on y croit grâce au chanteur qui transmet adéquatement l'émotion quelle qu'elle soit sur ce genre de chanson. Je crois que ce n'est pas toujours une question de crier sa rage mais bien de réussir à mettre de l'avant l'amalgame des émotions véhiculées par les paroles et la musique.
Être overthinker, c'est devoir conjuguer avec des enjeux qui n'entrent pas dans la conformité humaine vécue par les autres. Pendant que Sophie pense à son souper et les ingrédients pour le réaliser, le trop penseur ira de la manière suivante : Que reste-t-il dans le frigo et le congélateur en commençant par ce qu'il ya de plus vieux afin de ne pas perdre un article. Idéalement, ça ne doit pas ressembler à mon repas d'hier. Va-t-il m'en rester pour mon repas de demain au travail. Ce dernier sera-t-il suffisant pour mon quart de travail sachant que je mange à telle heure et que le quart de termine 5 heures plus tard. Ai-je besoin d'articles supplémentaires et si oui, que reste-t-il de la portion épicerie à travers mes finances. Ou est-ce que cet article est le moins cher et, du coup, tant qu'à y aller, aussi bien acheter le bidon de lave glace puisque presque vide et on annonce du verglas. Ne pas oublier de relever les essuie glace en revenant afin de ne pas être prit dans la glace à mon prochain départ. Ah merde! Ça va prendre du lait. Tout ça pour un seul repas... Pinball!
Il faut alors s'imaginer le bruit incessant des pensées lorsque l'enjeu s'avère plus important que le menu du jour. Évaluation, recherche, anticipation, scénarios probables, scénarios improbables, consultation, vérification, calcul des bénéfices mais aussi des conséquences, prise de décision, confirmation de cette dernière, observation des situations similaires, conviction que la décision finale est logiquement la meilleure. Action. Pinball
Ce qui m'emmène à la fatigue du début. Le cerveau, selon moi, doit rouler ordinairement à ( j'invente un chiffre réaliste) environ 40 tours minutes. Dans le cas présent, on parle plutôt de 893. Or, cette vitesse à un avantage et un gros défaut. Avantage anticipations, ce que tu me dis, j'y ai déjà pensé. Problème? Ça coûte beaucoup plus d'énergie au système, donc, toujours plus contemplatif qu'acteur. Plus solitaire aussi car les discussions autours n'ont pas évolué à la vitesse du mien. Donc, platoniques, superficielles, ennuyantes. Ce n'est même pas une question d'intelligence mais plutôt une extrapolation de ce que l'autre pense, souvent avant même qu'il l'ait pensé. Ce qui est triste par contre demeure l'impossibilité, même avec medocs ou autres techniques de cesser le manège. Uniquement le ralentir s'avère possible. Pinball.
Ce groupe a une drôle d'influence sur ma personne. Bien que ce ne soit pas mon genre de prédiction , j'ai comme cette impression d'être compris à travers leur musique. Le dosage aussi entre cracher le venin et y aller de douceur ( pour du métal) correspond à ma personnalité. J'y trouve une sorte de réconfort malgré l'agressivité de la bête. Comme un ami qui dirait, je sais, je comprends ce que tu vis en dedans. Et à quelle vitesse ça roule dans le cerveau. Parfois, ça va tellement vite que le lendemain , on se sent KO, on se dit d'accord, je suis épuisé. Tapis.
C'est à en perdre la boule par moment. Pinball...
Créée
le 25 mars 2026
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