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Trompeur...
Mastodon ! Nom de groupe imposant et annonçant quelque chose de lourd me semblait-il. Et pourtant ça n'a rien de particulièrement agressif comme je m'y attendais. Au contraire, on se trouve dans un...
le 2 avr. 2017
Je crois être un paradoxe ambulant. D'un côté, je suis un nounours d'empathie qui comprend les autres et fait preuve de beaucoup de patience. De l'autre, je pourrais carrément défoncer une tronche à coup de masse jusqu'à l'os. À la base, je scénarise beaucoup ce qui se plante dans ma vie. Souvent, pour d'éventuelles conneries qui n'arrivent jamais et qui demeurent improbables. Ça reste le lot, la croix à porter pour le trop penseur. Et bien que je puisse imaginer de belles scènes aussi, la violence, la colère, la rage intérieure prennent plus d'espace imaginaire que bien des scènes à l'eau de rose. On me demandera probablement pourquoi autant de colère au juste? Parce qu'il y a eu énormément de retenue.
Or, il faut dès lors se rapporter au presto ( l'outil de cuisine) pour avoir une image réaliste du contexte. À l'intérieur, on ne voit que dalle et pourtant, ça mijote, ça frémit, ça commence à bouillir. On n'ouvre pas afin d'avoir une cuisson complète ( lire ici qu'on n'y touche pas pour éviter l'orage de merde). Puis, une fois le presto calmé, on aura accès à notre bouffe. Dans le cas de l'humain, moi, il est préférable de ne jamais ouvrir la boîte de Pandore. Évacuer autrement s'avère l'avenue la plus sécuritaire au niveau mental et social. Par contre, il faut contextualiser la situation afin de comprendre ce qui génère cette rage interne. À la base, tout ce qui ressemble à une injustice éveille mon agressivité. Taper sur plus faible, outrepasser son rôle, infidélité, imbécilité ( un con n'est pas une menace réelle, le con qui par sa stupidité met à risque l'autre, oui), intimidation, manque de respect. Du coup, comme il y a beaucoup de sujets qui font monter le thermomètre au niveau colère, on peut facilement interpréter que la plupart du temps, je serre les dents. L'autre raison de cette rage, et non la moindre, est qu'étant hypersensible, tous les points énumérés plus haut affecteraient mon petit cœur fragile si je n'avais pas cette colère pour masquer, prendre la place d'une tristesse induite par la stupidité humaine. Être en @#$#@ demande plus d'énergie certes, mais en contrepartie, ça fait moins mal.
Annihilator me rejoint d'ailleurs parce que le groupe me ressemble en ce qui a trait à la renommée. Il peut facilement se comparer à de grands groupes au niveau professionnel. Jeff waters n'est pas loin de Mustaine dans sa virtuosité à la guitare. Qui plus est, lorsqu'un chanteur part, il s'improvise chanteur et réussi à le faire avec brio. Toutefois, malgré une dextérité hors norme et de bonnes chansons, Annihilator n'est jamais arrivé à être reconnu à sa juste valeur. Il patauge donc dans le monde du métal en affichant toujours présent mais demeurant en retrait derrière les têtes d'affiche. Par contre, sur cette piste, on y retrouve à la voix celui qui correspond le mieux à l'ambiance du groupe ( il a quitté en 2015 je crois pour cesser d'être éloigné de sa famille). On a affaire vocalement à un chanteur qui exprime une certaine sensibilité mais aussi, qui a la capacité d'entrer dans une folie addictive et une agressivité qui sied bien aux riffs énervés de Jeff. Cette piste en est le meilleur exemple ou, visiblement, il se lâche allègrement en criant sa rage...
Honnêtement, je suis plutôt mitigé en ce qui concerne ce groupe. Par exemple, cette chanson provient de l'album que j'aime le moins avec ce chanteur ( je ne parle pas des autres vocalistes puisque je ne les aime pas donc Jeff et lui, point barre). Puis, Annihilator à tendance à répéter la même formule à chaque fois et ce, peu importe l'album. La batterie utilise à outrance le même tempo certes rapide mais négligeant les nuances. On sera alors porté à croire que le groupe appartient à Jeff (c'est le cas, il le porte sur ses épaules) et qu'on met surtout la guitare et les solos vertigineux en avant plan.
J'aurais aimé naître avec un comportement résilient et avoir le sourire facile. À la place, on m'a affublé d'une tête qui détecte automatiquement ce qui cloche autour, doublé d'une sensibilité qui a pour résultat d'être touchée par les événements. J'analyse le monde, je calcule les répercussions, je m'obstine avec une masse aveuglée par les mirages ou les bonheurs éphémères. Il me faudra tout de même trouver la méthode afin de relâcher un minimum de pression colérique. Entre temps, je vogue entre une empathie ou je comprends et je renfrogne ce qui me heurte, me blesse ou me fait chier. Et, à l'autre pôle, une rage absolue qui cherche à sortir afin de rééquilibrer un karma qui tarde à se montrer envers tout ceux qui méritent de se noyer dans une mer de merde ou les choses insensées qui perdurent depuis que le monde existe comme les guerres, la famine, les abus envers les enfants. Un paradoxe dis-je bien. Calme et pacifique. Mais intérieurement...
Enragé.
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Créée
le 24 mars 2026
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