Morceau "de jeunesse", "Refugees" devint l’un des grands moments des concerts de VDGG ; c’est à la fois du "pur Hammill", soit une sorte de miracle fragile simplement porté par une voix véritablement exceptionnelle de sensibilité, allant frôler la musique baroque (Hammill expérimente ici la technique de la haute-contre, que peu de "rockers" se sont risqués à affronter !), mais aussi une exception lumineuse sur bien des points : on y entend Hammill abandonner ses (trop) habituels délires schizophrènes pour chroniquer la simple réalité de l’exode, qui trouve de plus une résonance personnelle particulièrement touchante, même si inexpliquée.