Sans nul doute la chanson la plus (physiquement) excitante d’une chanteuse qui l’est naturellement (excitante). Les premières phrases, le falsetto de Rob Ellis (ce « lick my legs, I’m on fire ! »), l’irruption de la guitare la plus brutale qui soit (avec un son typique de Steve Albini, quand même) constituent l’un des démarrages de chansons les plus impeccables que j’aie jamais entendu. Mais c’est la chanson toute entière, comme ramassée sur sa propre haine, abrasive et déterminée, qui est parfaitement exceptionnelle (... et encore, il faut avoir vu le P J Harvey de l’époque la jouer sur scène pour en prendre tout l’impact en pleine tronche !)