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le 2 avr. 2017
SuivreTrompeur...
Mastodon ! Nom de groupe imposant et annonçant quelque chose de lourd me semblait-il. Et pourtant ça n'a rien de particulièrement agressif comme je m'y attendais. Au contraire, on se trouve dans un...
Ça cloche. Et ce fait diminue ma patience. En haut( les dirigeants) font presque tout et n'importe quoi en nous enfonçant un grille pain dans le cul. Puis, on en redemande. En bas ( le peuple, appauvri, infantilisé par du contenu pour les débiles) ça court comme des poules sans tête ou encore un chien qui chasse sa propre queue. Au milieu, il ne reste pratiquement plus rien si ce n'est quelques mirages, des artifices pour amuser et/ou contrôler la masse. Certains irréductibles se battent, dénoncent, réfléchissent à grande échelle pour changer un peu le cours des choses. C'est souvent à eux qu'on ferme la gueule.
FFDP réussi avec ce disque à mettre 3 chansons, dont celle-ci sur mon podium personnel. Contrairement à leur habitude, on s'expose un peu, on fouille dans la merde pour en extraire la fleur qui essaie de pousser. Et je dois avouer que cette maturité lyrique ( musicalement, c'est du pareil au même mais tout de même accrocheur) fait du bien à entendre. On s'attendait à du copié collé de distorsion lourde et de voix méchante sinon parfois brutale caractéristique du chanteur. Pourtant, on nous sert, avec le même véhicule, un chemin différent portant à la réflexion contrairement aux précédents opus plus linéaire dans leurs constructions. Possible que l'âge y joue un rôle ainsi que les aléas de la vie. On se souvient beaucoup plus du poing dans la gueule que de la caresse sur la joue...
Le fond, l'essence du texte, traite de la déconnexion qui se passe sur cette foutue terre ( j'adore ma planète mais, a cause de nous, elle est foutue) et le besoin de trouver refuge, une protection contre tout ce superficiel, cette propension à vouloir en mettre plein la vue a des gens aveuglés par les apparences. J'ai d'ailleurs réglé ce problème depuis environ 10 ans. Je me réfugie dans ma grotte ( mon chez-moi) et j'évite tout ce qui m'entoure comme les gens, les... Surtout les gens. Ainsi, je me sauve de la plupart des irritants. Cependant, les parasites savent s'accrocher et peuvent apparaître partout. Comme à la télévision par exemple. Les publicités nous prennent pour des cons en tentant de vendre une crème antiride aux femmes en prenant soin de nous présenter une jolie demoiselle de 20 ans pour démontrer que la crème fonctionne à merveille. Parfois, on nous propose un véhicule coutant "seulement 500$ aux 2 semaines" alors que certaines familles n'arrivent même pas à manger dignement avec ce 500$ . Alors la réalité des uns devient l'illusion des autres...
Ainsi, il se crée, je crois, un balancier inégal mais nécessaire. inégal car les " lucides" ne sont pas légion. Nécessaire car il faut quelqu'un pour éclairer lorsque la noirceur domine. Pour voir, il faut d'abord observer et avoir un minimum d'esprit analytique. Malheureusement, il en coûte a la plupart d'analyser, de comprendre, de s'investir dans un questionnement. Il est préférable alors de se fermer les yeux telle une autruche et de conclure que le petit confort présent à travers les apparences constitue le réel bonheur. Or, de deux choses l'une...
Le premier ( appelons le lucide) évite de tomber dans le piège des illusions, du superficiel afin d'atteindre ou de s'y approcher, d'une authenticité relative. Toujours en quête de vérité, il apparaît aux yeux des autres comme un obstacle, un oiseau de malheurs, un négatif. D'ailleurs, nombreux sont ces lucides qui ne graviront jamais les échelons en société. Ils représentent une menace puisqu'ils cherchent à trouver des réponses. Ces réponses, pour la masse, doivent demeurer cachées afin de préserver la cohésion du groupe majoritaire consommateur de mirages et endormis par les apparences. Le paradis fiscal a été inventé pour être " à l'écart, a l'abri des regards". Pas pour être dévoilés au grand jour...
Puis, il y a les autres, endormis, zombifiés, ingurgitant le poison que l'on présente comme la cure. L'effet de masse a toujours priorité car la majorité l'emporte. Imbus, ça se bombe le torse en se croyant dans le vrai, bercé par un discours rassembleur mais hautement toxique derrière la façade. Hitler avait compris le principe et a pu manipuler les masses . Plus ils sont nombreux, plus la tâche est facile. Il suffit d'un peu de tonus ou charisme pour les faire bouger comme des pantins. Le lucide aura beau mettre tout le monde en garde, il se fera trancher la tête par la guillotine sociale pour avoir oser contredire le message et ce, même si ça implique la pire merde humaine que la terre ait connue. Le troupeau se servira alors à boire pour fêter sa suprématie. Malgré des enfants morts, leurs parents calcinés. La foule a raison. Puisque le plus grand nombre à choisi. Aveuglés, ils ne comprendront même pas ce qu'ils viennent de faire. Le patron a dit , le groupe obéi. Aveuglément.
Se foutre la tête dans le sable ( si je ne regarde pas le montant dû sur cette facture, je n'ai pas à la payer/ pensée magique) a l'avantage de se préserver de l'anxiété inhérente à la confrontation avec la vérité. Voilà pourquoi la majorité décidé de porter des œillères et faire comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes de licorne. Ça fait trop mal. Par contre, bien que la douleur soit voilée, le réveil, lui, sera brutal. Je préfère souffrir maintenant, bifurquer et guérir que de refuser de voir l'évidence et tomber plus bas encore que si j'avais écouté la raison avant. Ainsi va le libre arbitre offert par Dieu ( tiens, un autre...).
Non FFDP ne va pas aussi loin dans sa réflexion. Malgré tout, il est bon de s'apercevoir que certains sont éveillés et, grâce à leur tribune, peuvent, tout au moins, lancer les messages qui doivent être entendus. Mais il est certain que le travail doit continuer. Et, plus important encore, dans cette bataille pour la vérité, il faut savoir trouver refuge quelque part pour se protéger du faux. Un bouclier physique ou mental qui pourra, je l'espère, offrir un répit à celui qui décidera de se battre malgré les vents contraires...
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