Tattoo
6.8
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Morceau de Loreen ()

Il y a certaines personnes qui, à l'évidence, on n'aimera jamais dans notre vie. Je n'ai pas de statistique précise toutefois, une dizaine me semble un bon ratio de tête de cul qui passeront à travers notre existence et ou les poils nous redresseront au point que la pelle sera prête à faire feu. Ensuite, il y a les gens à qui on s'attache et qui, pour un certain temps, feront partie de notre histoire. On y compte les amis, compagnons, collègues et toutes connaissances significatives. J'y insère en partie les amours passées et futures. On comprendra plus tard. Puis, il y a l'amour inconditionnel. Celui-ci incluant la famille immédiate qui représente la mère, père et enfants. C'est d'eux que je souhaite m'entretenir a l'aide de la chanson...


D'abord, il faut souligner la beauté de la piste qui évolue en crescendo partant d'un grave féminin prononcé jusqu'à une voix de tête vulnérable et toute en douceur. On ressent une longue plainte qui , si on se rapporte au contexte de la pièce, fait état d'un amour puissant mais presque impossible dans l'immédiat. De manière quasi inconditionnel ( la dessus j'ai une réserve, inconditionnel pour moi oblige le lien du sang), la chanteuse suppose que cet amour pourra se vivre subséquemment(!) mais pas dans l'instant présent. Le sujet étant bien campé, l'effet ressenti, personnellement, s'inscrit dans la lignée d'une douceur triste ou encore d'une tristesse douce ( au choix). À son écoute, je me sens touché par l'émotion et, de surcroît, j'arrive à m'imaginer le scénario qui s'y rattache. Pour chanter quelque chose d'aussi beaux, la relation n'a d'autre choix que de valoir la peine. La relation implique l'autre d'une manière imagée qui fait référence au côté indélébile, qui demeurera inscrit dans le cœur à jamais. Comme un tatouage sur la peau.


Inconditionnel implique obligatoirement, à mes yeux, un amour qui surplombe de loin le simple fait d'aimer. Il y a un certain aveuglement positif qui résulte en une confiance ( aveugle) qui défie toutes les circonstances. Si le voisin suppose que ma partenaire me trompé, j'aurai des doutes car ce n'est pas inconditionnel. Si on accuse mon père de quelque chose qui est contraire à ce que je connais de lui, même les flics pourront aller se torcher le cul avec une barre de fer préalablement chauffé avec le feu de l'enfer. Là, on parle d'inconditionnel ! Et si ma fille commet un crime dont elle est effectivement coupable, rien à chier. Je l'aimerai toujours. La seule exception à la nécessité d'un lien de sang pour inconditionnellement aimer s'avère ( oui j'y crois) ça demeure l'âme soeur. Ainsi, tout ce que je recherche à dire c'est que je comprends le buzz. L'émotion. La gravure...


Et aussi , je réalise que les personnes que j'aime ont maintenant une place gravée dans l'histoire. Comme St-Exupery le dit : " ... l'essentiel est invisible pour les yeux". On ne le voit pas mais les personnes que j'aime sont tatouées à jamais sur mon cœur...

Créée

le 10 mars 2026

Critique lue 15 fois

Johnny B

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