Il y a des chansons qu'il faut savoir redécouvrir dans des moments de crise. Elles vous attendent. Elles vous apporteront une forme de nostalgie qui accompagnera parfaitement votre peine, et transformeront les pulsions d'autodestruction, de rage impuissante en quelque chose de beau.
Elles n'ont pas d'autre signification que la résonnance qu'elles trouveront en vous, en l'état d'esprit que vous aurez dans ces moment précis, dans ces moments où l'épuisement, la peine, un besoin de réconfort qui exclut le fait de demander de l'aide se nouent et tournent sur eux-mêmes en une ronde dont votre égo meurtri, malade, est le centre.
Vous écouterez une telle piste en boucle le temps que ce moment de vulnérabilité extrême passe. Cela ne cicatrisera pas vos meurtrissures. Cela endormira la peine et vous plongera dans une sorte de volupté, de jouissance de votre propre insignifiance.
Et ce moment passé, vous vous relèverez. Pas forcément plus fort qu'avant, mais plus humain.
Et vous aurez compris la forme de tendresse extrême que peut véhiculer l'art, et ce qui en fait la plus belle expression de la liberté humaine
The rain song fait partie de ces chansons qui sont une thérapeutique de l'âme.