8
516 critiques
Trompeur...
Mastodon ! Nom de groupe imposant et annonçant quelque chose de lourd me semblait-il. Et pourtant ça n'a rien de particulièrement agressif comme je m'y attendais. Au contraire, on se trouve dans un...
le 2 avr. 2017
Depuis tout petit, d'aussi loin que je me souvienne, la lecture prenait le dessus sur tout. J'ai évidemment commencé par les bandes dessinées avec Astérix et Tintin. J'avais une préférence pour les gaulois surtout à cause d'Obélix parce qu'il me donnait faim. Je lisais leurs aventures avec une collation, installé dans mon lit. Mon père et moi avions convenu d'une règle. Je pouvais me coucher à l'heure que je voulais et lire autant qu'il me plaisait en autant qu'à 21h00 je sois dans mon lit et que je n'aille aucun retard le lendemain au réveil. Le dilemme m'apparaissait difficile à solutionner puisque j'adorais lire et j'adorais dormir. La lecture a toujours prit le dessus.
Ensuite sont apparus les livre avec plus de consistance. Il n'était plus question de bulles de discussion mais bien de textes. La bibliothèque de ma mère étant assez fournie, j'ai pu trouver mon bonheur à travers certaines œuvres plus accessibles comme le petit prince. Plus les années passaient, plus le nombre de page augmentaient et la complexité de l'histoire prenait de l'ampleur. Vers 16 ans, j'ai réalisé que lire n'était plus assez. Il me fallait jouer avec les mots moi aussi. Poèmes, chansons et petites histoires très narcissiques ou j'étais le héros d'une histoire totalement merdique. Pourtant, j'adorais prendre des heures à accumuler les mots sur les pages et faire tenir ensemble tout cet amalgame. À l'aube de la majorité , j'avais accès à la littérature adulte ( les grands classiques, la littérature érotique, l'histoire, bref, tout un panel) qui non seulement me divertissait mais perfectionnait mon vocabulaire. Puis la psychologie s'est pointé le nez avec son lot immense d'intérêt divers. Le plus frappant, par contre, était de constater que dans bon nombre de cas, les auteurs classiques et/ou les auteurs en psychologie avaient souvent un point en commun. La correspondance...
Freud à prit Jung sous son aile après avoir établi une correspondance avec ce dernier. Cyrano de Bergerac faisait de même avec la compagne d'un camarade, usant d'une prose romantique et élaborée afin de conquérir le cœur de la belle. Certains psychologues de renom avait une correspondante à l'étranger avec qui ils échangeaient diverses théories et/ou sentiments. En temps de guerre, les couples n'avaient d'autre choix que d'user de ce moyen afin d'avoir un minimum de nouvelles. J'ai toujours trouvé cette communication fascinante puisqu'il est question de chercher les bons mots, aux bons endroits pour illustrer notre façon de penser, nos sentiments de manière cohérente, authentique, intéressante. La plume des temps antérieurs avait une grâce, un cachet romantique et distinguée. De nos jours, toute cette beauté se perd en emoji et en vocabulaire haché pour diminuer le temps d'écriture. Pourtant, de si belles choses peuvent en ressortir si on tente l'exercice.
Justement, venant d'une plume aussi talentueuse que celle de Cabrel, il ne peut que résulter un petit bijou en terme de chanson. Simple et à la fois naïf dans l'ensemble, il demeure que la phrase " on devrait correspondre puisque tu me corresponds" prend tout son sens si l'autre, loin ou à proximité arrive à se tailler une place dans le cœur. On s'y attache, on ressent des émotions intéressantes grâce au partage de morceaux de vie. On arrive presque à ressentir une fébrilité agréable lorsqu'on attend des nouvelles de l'autre. Et quand le moment se présente, qu'on voit le nom du ou de la correspondante apparaître sur une lettre ou un mail, la petite joie innocente , candide se fait sentir dans même avoir commencé à lire.
C'est cette chanson qui m'est venue en tête lorsque j'ai débuté la correspondance avec madame chat ?. Arrivée de nulle part ( faux. Sur ce site) elle y est allé de cette proposition que j'ai prit plaisir à accepter malgré une propension à refuser toute intrusion dans ma vie. Par protection surtout et par désillusion. Réaliste, je sais très bien que rien ne dure lorsqu'il est question de relation. Qui plus est à longue distance. Pourtant, du dedans de mon armure, il y a eu une petite étincelle suffisante pour que je plonge . Normalement, les gens se lassent rapidement des envolées littéraires et finissent par "fantomiser(!)" l'autre. Ainsi, ce qui était une discussion sombre maintenant dans l'oubli. J'ai donc eu cette chance de "correspondre" aux critères requis pour avoir accès à une correspondante . Critères qui, logiquement, sont d'avoir de l'intérêt pour l'écriture et la lecture. Ce qui, malheureusement, se perd avec le temps.
Si Cabrel réussi si bien à décrire un contexte de manière si éloquente, c'est par sa capacité à illustrer une situation avec les mots. Comme s'il dessinait la chanson. Par chance, ma correspondante arrive à le faire avec divers lieux et diverses péripéties. Madame chat marchait donc sur la pointe des pattes avant de poser ses griffes sur les feuilles blanches. Or, même si j'étais enseveli de mots épars, un peu partout sur mon chemin, elle avait probablement les mots qui me manquaient...
Maintenant, on peut correspondre...
Puisqu'on se correspond.
Créée
le 10 déc. 2025
Critique lue 21 fois
8
516 critiques
Mastodon ! Nom de groupe imposant et annonçant quelque chose de lourd me semblait-il. Et pourtant ça n'a rien de particulièrement agressif comme je m'y attendais. Au contraire, on se trouve dans un...
le 2 avr. 2017
8
516 critiques
Lorsque j'entends un single qui m'interpelle, j'essaie de retenir le nom du groupe. Au deuxième hit, je reconnais le groupe et peut le nommer. Cette fois, trois chansons ont su capter mon attention...
le 20 mai 2016
8
516 critiques
Powerwolf est différent. Il n'est pas un heavy symphonique comme les autre. Il réussit à entrer. Dans la psyché. S'y faire une place et s'intégrer dans le voyage. Il devient le copain accompagnateur...
le 4 août 2018
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème