Avec 66-5, Anne Landois signe une série judiciaire correctement mise en scène, et j’ai trouvé Alice Isaaz plutôt juste malgré l’écriture maladroite de son personnage Roxane. Malheureusement, l’intrigue s’enlise vite dans des arcs inutiles, notamment celui du procès pour viol de Sam, introduit en grande pompe mais presque aussitôt abandonné, ce qui est un peu perturbant. Les revirements sentimentaux entre Roxane et Bilal manquent de crédibilité, tout comme son changement brutal de trajectoire professionnelle et personnelle. Enfin, le manque total de réalisme dans la résolution des affaires (ça à l'air facile la justice pour Mme. Landois) et les décisions de la juge centrées uniquement sur l’héroïne finissent par décrédibiliser l’ensemble.
Au final, une série qui se regarde mais qui peine à convaincre, laissant surtout une impression d’occasion manquée.