Création Canal +, 6 x confiné.e.s est une série anthologique qui offre la possibilité à six réalisateurs débutants de venir nous raconter des petites histoires qui ont en commun de toutes se dérouler durant le premier confinement de 2020. Une idée qui commence à ne plus être forcément très originale mais qui offrait la perspective d'explorer à travers plusieurs huis clos des thématiques apparues ou exacerbées par l'enfermement, l'angoisse de la maladie et le sentiment de fin du monde. Malheureusement la série est une grosse déception dont le sujet central ne restera qu'un vague prétexte et contexte général.
La plus grosse déception vis à vis de 6 x confiné.e.s reste donc ce sentiment que toutes ces histoires auraient quasiment pu être racontées de la même manière hors du contexte du confinement et de la pandémie. Certes on parle de gel hydroalcoolique, de masques et de gestes barrières mais jamais on a le sentiment que le confinement est le cœur du sujet et que l'histoire racontée est totalement liée à cette période et ce contexte au point qu'elle ne pourrait exister autrement. Au cours des six épisodes on croisera un vieux DJ et son jeune assistant en marche pour prendre sa place, un couple de jeunes gamers adepte du streaming, une vieille bourgeoise qui transforme un infirmier en gigolo pour le week-end, un type en panne de voiture qui squatte une propriété bourgeoise, une jeune parisienne chic de retour dans sa famille modeste à la campagne et une bande de petits malfrat en quête d'or. Globalement les six courts récits sont assez classiques et sans grande surprises et je n'en retiendrai que la globale bonne tenue des interprètes avec notamment Ludivine Sagnier, Sophie Marie Larrouy, Jérémy Ferrari et Vincent Cassel . Pour le reste 6 x confiné.e.s ne brille ni par ses histoires, ni par la mise en scène des différents réalisateurs et des six épisodes je ne retiendrai que sympathique mais un peu glauque Jusqu'à Saint-Molart surtout pour le formidable antagonisme entre les deux sœurs au centre du récit.
Si l'idée de départ était sympathique il n'en reste presque rien à l'écran et les six petits courts métrages qui constituent cette série restent assez unanimement plats et moyens, c'est ce qui s'appelle rater complétement sa cible.