le 6 sept. 2011
bref.
J'ai appris que c'était la rentrée télé. J'ai allumé Canal+. J'ai vu qu'il y avait toujours le Grand Journal. J'ai soupiré. J'ai vu que Tania Machin avait quitté le Grand Journal. J'ai fait "Ouais...
Soyons concis. Bref, c'est une série qui, de part une narration inventive et une écriture percutante, met en exergue le quotidien paquebot de son personnage principal, . Il n'est ni beau, ni ignoble, ni débile congénital, ni sévèrement burné de l'encéphale. Il est banal. Il a une vie banale, des problèmes banals. Et c'est rigolo.
C'est rigolo parce que c'est subtilement décalé, pas dans le premier degré mais pas tout à fait dans le second non plus. C'est un sprint d'humour en moins de 2 minutes avec une mise en scène qui fait parfois un véritable effort de créativité. On retient son souffle et on regarde les aventures accélérées d'un archétype de jeunesse urbaine.
Mise à jour : Maintenant que la série a eu le temps de se poser un peu, j'ai pu m'attarder sur deux phénomènes évidents, mais je ne peux me refuser le plaisir d'enfoncer des portes ouvertes. Bref, derrière le marketing TROPMORTDELOLQUITUE, Bref est un peu plus subtil que ça. Déjà, une trame narrative discrète se dégage avec ses personnages récurrents, ses mises en abîmes régulières et ses pointes d'humour corrosives en arrière plan qui finiront bien par déboucher quelque part.
Ensuite et surtout, c'est une série calibrée web dans le sens ou c'est un plaisir en soi que de faire "pause" et de relever tous les clins d'œils disséminés dans les décors; les gags dans le gag, pour beaucoup en rapport avec la bédéblogosphère, avec en figure de proue Pénélope Bagieu le temps d'un épisode. Et qu'est ce qu'on raconte dans les blogs BD avant tout ? Le misérabilisme drolatique de son nombril.
On est en fait carrément dans une mise en scène de bande dessinée à la Gotlib ou Franquin (toute proportion gardée, ne comparons les pastels d'Odilon Redon et les images Panini non plus) ou chaque case / plan est un gag en soi, en sus du scénario principal. Et comme des notes de blog bédés, il y a du bon, du moins bon, du nul, et parfois de l'hilarant.
Bref, c'est paradoxalement moins drôle au final, mais c'est plus savoureux.
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Créée
le 5 janv. 2012
Critique lue 4.1K fois
le 6 sept. 2011
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le 6 sept. 2011
Des thèmes parfaitement consensuels et profondément inintéressants (la drague, la procrastination, l'embauche...SU-PER !). Un personnage principal de gros mou vaguement loser stupide et méprisable...
le 5 janv. 2012
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