Dans l'enfer truculent du Far West

Avis sur Deadwood

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Jamais je n’aurais cru que je supporterais des histoires de gros durs au Far West. Et cependant, dès les premiers dialogues, Dead Wood m’a scotchée. Quelle verdeur, quelle âpreté ! Cette série haute en couleurs renferme l’esprit de l’Ouest, la conquête de terres sauvages, la démesure et toute la sueur des pionniers qui ont érigé des villes.

La fortune a un prix
En 1876, si tout est possible, les enjeux sont énormes. Vous débarquez sans le sou dans un bled sans foi ni loi. Tout peut arriver. Excitant. Mais chaque chercheur d’or aura affaire aux brigands de la pire espèce, Al Swearengen et Cy Tolliver. Autour d’eux gravissent petits escrocs en tout genre, bandits de grands chemins, politiciens véreux, notables et entrepreneurs. Autour d’eux se bâtit une ville sur un territoire arraché aux Indiens.

Obscénités, bon scénar
Malgré la langue graveleuse voire obscène, les personnages aux déboires multiples vous emportent dans leur sillage, tels les cow-boys promènent leur victime au bout d’un lasso dans un décor boueux, jonchés de bars et de maisons closes. Alors, vous ne pouvez lâcher vos yeux de ce qui se déroule dans ce monde impitoyable. Vous n’avez qu’une envie : vous accouder au bar du saloon pour y espionner les va-et-vient de brigands, de femmes de mauvaise vie. Ce temple du vice et de la cruauté vous permet de projeter les plus insoupçonnés de vos fantasmes sur les murs qui s’érigent planche par planche. C’est cela, une bonne série télé. Un bon scénario, doté d’un budget colossal, un univers crédible, une pléiade de personnages formidables.

Héroïnes malgré elles
Parmi la ribambelle de rôles majeurs, les femmes ont une densité particulière et s’affirment en s’affranchissant des dominateurs, des pervers, des pauvres bougres en mal de tendresse : l’épique Calamity Jane, la bourgeoise Alma Garret et les prostituées au grand cœur, Trixie et Joanie.

Le justicier
Dans ce camp du Dakota du Sud, les chercheurs d'or se retrouvent au Gem, lieu de perdition d’Al Swearengen et se délassent dans les bras de filles de joies. Soudain débarque un ancien shériff nommé Seth Bullock (Timothy Olyphant, abonné aux rôles de Marshall) beau gars qui marche droit et veut lancer un business avec son pote, Sol Star. Leur business perturbe les magouilleurs du coin. Même les notables se méfient des nouveaux-venus. Les histoires s’enchainent et s’entrecoupent; tandis que vous vous prenez d’amitié pour le bon docteur ou l’éditeur, vous vous mettez aussi à détester l’hôtelier et à vous méfier de l’homme d’affaires venu de New York, Brom Garret.

La veuve éplorée
Avec son épouse, ce dernier vient d’arracher une...

La suite de la chronique sur : http://bit.ly/DeadwoodSkynet

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