I'm unconditionnaly in love with "Gotham".

Avis sur Gotham

Avatar Neena
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Si ça, c'est pas une vraie bonne surprise, je ne sais pas ce que c'est.

Une saison I qui s'installe petit à petit, et une saison II qui démonte, voilà ce qu'est "Gotham". Je reprendrais les termes de la très bonne amie qui m'a fait découvrir cette série : "Gotham, faut lui laisser une chance.". Ce que j'ai fait, malgré une certaine suspicion. Si "Gotham" ne m'a pas séduite de prime abord - sur le champ esthétique, c'était pas fou-fou, et certains trucs me semblaient asse archétypaux - elle m'a vite emportée dans sa tourmente.

Et putain, j'ai adoré ça.

Le thème, en fait, me plaisait beaucoup. La genèse des justiciers de Gotham, des groupes de psychopathes, des masques, ainsi que les fondations de la ville, ça m'a interpellé. J'aime les films de super-héros depuis peu (et pas seulement pour matter du bg bien musclé). Dans la continuité de cette tendance, je me suis dit "Pourquoi pas 'Gotham', tiens ?". On me l'a bien vendu, un soir, et j'ai sauté dessus. J'en suis devenue boulimique. Une saison et demi en une semaine, bam.

"Gotham" remplit très bien sa fonction de série qui t'accapare la tête, au point d'être prête à gâcher de précieuses heures de sommeil pour regarder - encore, allez, c'est le dernier, promis - un épisode, ou deux, ou trois. On veut savoir, on veut avancer, et le suspens, mon dieu, il culmine et il brille. Le rythme ne s'essouffle pas, et ça monte, ça monte, ça monte. Une fois les bases saisies, on se détermine un personnage favori, puis plusieurs, et on guette leur apparition, leurs moindres faits et gestes. De plus, il y a cette construction assez intelligente, qui fait que rien n'est gratuit, que tout acte, dans cette série, a un retentissement particulier. Et il y a aussi cette spéculation qui ne s'arrête jamais - ce sera lui, Batman, et lui, le Joker, et elle Catwoman, et ... - et qui fait qu'on accroche. Pour un peu qu'on aime les DC Comics, "Gotham" est un terrain de jeu.

Je tiens pour les méchants, pas besoin de demander.

Je tiens pour Victor Zsasz, pour le Pingouin, pour les personnes incarcérées à Arkham, pour tous ceux qui font de Gotham une ville qui fricote avec l'anarchie et la guerre des clans. Cette série est, dans la lignée d' "Hannibal", de "American Horror Story", une peinture des figures qui servent tout sauf le bien : leurs propres intérêts, le pouvoir, l'argent, leur folie, le chaos pour le chaos, ce rapport particulier qu'ils ont aux morts qui jonchent le sol, à leurs pieds. On entre dans une ère qui renouvelle, via les séries, le culte du psychopathe, ou du tueur dans son ensemble. Tuer devient un art, un mode de vie, et les démons ne sont plus dans les livres, mais dans la rue. Cette règle fonctionne très bien pour "Gotham". Je me sens entre "Sin City" et "Watchmen", à regarder ce romanesque noir, ce temple de la violence, des accords, des mensonges, des coups bas et des exécutions spectaculaires. Bienvenue à Gotham, nid de la rage et de la violence, où les justiciers naissent du charnier, bien plus vaste, bien plus dangereux.

"Well, well, well."

Allez-y, regardez. Ce ne sera pas du temps perdu.

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