Embarquée dans le monde du cosmétique made by Mrs C.J Walker

Avis sur Self Made : D'après la vie de Madam C.J. Walker

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La présence de l’actrice Octavia Spencer dans la nouvelle série diffusée par Netflix m’a tout de suite persuadée de regarder Self Made. C’est l’une des actrice hip du moment. J’ai trouvé tous les films où je l’ai vue supers (La Forme de l’eau, La couleur des sentiments, Les Figures de l’ombre). Ces dernières années, on a l’impression que sa participation à un film ou une série annonce un succès. Alors naturellement, je me suis lancée.

Déjà, le format m’a attirée. J’avais envie de commencer un truc pas trop long donc une mini-série de 4 épisodes m’allait très bien. Et puis, de savoir qu’il s’agit d’une histoire vraie titille notre curiosité. Je ne sais pas si cette figure afro-américaine est connue aux USA mais personnellement, je n’en avais jamais entendu parler avant. C’est donc plaisant de partir en se disant qu’on va forcément apprendre des choses.

C’est assez surprenant d’avoir fait une série sur la vie de cette femme méconnue ayant fait fortune dans les produits cosmétiques. Pourtant, c’est plus que ça. Évidemment et comme on s’y attend dès le départ, on aborde le sujet de la condition des noirs américains mais pas seulement : on parle de la condition féminine en général, d’ambition, de tolérance, de complexes.

Le personnage de Sarah Walker inspire tout de suite la sympathie. Comment ne pas en avoir ? Fille d’anciens esclaves, mariée à 14 ans, mère à 16, veuve à 20, femme maltraitée et rabaissée qui arrive à se relever de tout ça et à s’élever socialement dans une Amérique raciste et un monde encore trop machiste. Ça force le respect.

Les débuts sont très difficiles : elle bosse comme blanchisseuse pour subvenir aux besoins de sa famille en subissant les colères et moqueries de son mari au point que cette situation de stress permanent lui fait perdre ses cheveux. Une dégradation physique qui sert d’excuse à ce mari pour mettre les voiles et les abandonner elle et leur fille à leur sort.

Mais il y a quand même un petit hic qui fait tilt très vite : il est tout de même démontré que notre personnage principal a bâti toute sa réussite sur un produit dont elle a volé la recette à celle qui est devenue sa concurrente et qui, malgré sa personnalité odieuse, lui a tout de même redonné la dignité qu’elle avait perdue en lui faisant profiter de son produit capillaire en échange d’un travail de blanchisserie. C’est pas joi joli…

(La suite de ma critique ici)

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