Kryptonite rouge...

Avis sur The Boys

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Imaginez un monde dans lequel la Justice League (ici, les Seven) serait aux mains d'une multinationale véreuse, et où Superman (ici, Homelander) affublé des couleurs de Captain America, serait un parfait goujat doublé d'un psychopathe et ayant tendance à découper au laser quiconque le contrarirait. Pire, il prétendrait pouvoir sauver l'humanité à lui tout seul, mais laisserait s'écraser un avion par négligence...

Ne vous êtes vous jamais demandé ce qui pourrait arriver, si Flash (ici, A-Train) fonçant à la vitesse du son, percutait par mégarde votre petite amie en s'excusant platement ? Ou alors, si une Captain Marvel (ici, Starlight) fraichement recrutée dans l'équipe, devait subir un bizutage en règle par l'Aquaman de service ? Heureusement, les Boys sont là, aidés par la CIA, pour redresser ces crapules en collants et faire tomber le rideau.

A la manière d'un Watchmen, The Boys explore le côté obscur des super-héros, et un monde corrompu qui cherche à se servir d'eux. Derrière leurs dehors lisses et protecteurs, ils sont humains et cèdent aux tentations que leur confèrent leurs pouvoirs, tandis qu'une machination à l'échelle mondiale se dessine sur leur dos. Tiré du Comic du même nom, The Boys, sorte de pamphlet satirique signé Garth Ennis (Judge Dredd, Preacher), est extrêmement graphique, relevé et s’adresse à un public averti. Porté par d'excellents acteurs, dont notamment Jack Quaid (Le fils de Dennis Quaid), Karl Urban (Star Trek), Anthony Starr et Elizabeth Shue (Hollow man), les huits épisodes de cette première saison s'avalent tout seul !

On notera des cameos croustillants, Haley Joel Osment (Sixième sens), Simon Pegg (Star trek) ou encore Billy Zane (Titanic, Le Fantôme du Bengale), la série n'hésitant pas à se moquer des conventions comme le Comic-con. Par ailleurs, l'humour noir peut rappeler un certain Paul Verhoeven :

Superman vole lorsqu'il aperçoit Wonder Woman étendue nue sur une plage. Et il se dit, "Je suis plus rapide qu'une balle, je pourrais voler, m'occuper de son wonder-cul et être parti avant qu'elle ne puisse cligner des yeux". Alors il se précipite, fait ce qu'il a à faire et disparaît dans le ciel aussitôt. Etourdie, Wonder Woman s'écrit: "Qu'est-ce que c'était ?". Et soudain, l'Homme Invisible répond "Je ne sais pas, mais tout à coup, j'ai mal au cul !"...

Kevin Bacon (Hollow man)

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