Par une soirée d'août complètement dédiée à l'apathie, la galère et l'alcool (comme beaucoup de soirées du mois d'août), le chaos hasardeux de l'univers m'a mené vers série club, un soir.
Et je tombe sur quoi ? A gifted Man. Franchement, je me suis tapé quatre épisodes. Aucun d'entre eux n'était le pilote et pour être honnête je ne connais absolument pas leur numéro. Mais je vais vous dire. Peu importe. Comme le dit bien une liste senscritique que je plébiscite perso : T'as vu un épisode tu les as tous vus
J'aime bien tomber sur les oeuvres culturelles au hasard. C'est comme ça d'ailleurs que je les préfère. Aléatoires, sans a priori, sans attentes particulières. J'ai toujours été fan de séries médicales allant même jusqu'à taper : "séries médicales" sur allociné, pour connaître les plus dignes d'intérêt. Ensuite je me les matais au lieu de remplir mes obligations professionnelles ou académiques.
Que dire de celle-ci ?
A gifted man est un mauvais Dr House. Tout simplement. Il se veut une version custom et plus accessible de celui-ci (après tout on est sur CBS), il se trompe lourdement.
Dans les deux cas, on a des patients que le hasard du monde amène chez notre docteur. Là où le premier (Dr House) jette un pavé dans la vision mythologique que l'on se fait de la relation médecin-patient, 'A Gifted Man' se jette sans vergogne dans les poncifs les plus éculés : Ouverture au surnaturel, nostalgie, deuil, héros super positif (j'y reviendrai), valeurs familiales, docteur mega doué supra intuitif ultra motivé hyper généreux vraiment beau, swagg riche, tro for ta vu.
Là où le premier (Dr House encore) s'attache à l'étude d'un cas médical, décortiqué comme une enquête policière, 'A Gifted Man' multiplie les cas par épisode et croît broder autour de personnages insignifiants des intrigues vues et revues. Il n'apporte de rien de nouveau au genre.
Revenons pour finir sur le héros. Il est tout juste insupportable de bonté et de suffisance. Son aspect sombre ne réside que sur le fait qu'il consent à soigner des patients pauvres. Oh My God, mais comment il aurait fait avec la sécu ??
(Ps: On devrait s'interroger sur toutes ces séries médicales américaines qui n'auraient pu exister avec un système de santé décent où la moindre once de réalisme... Mais c'est un autre sujet !)
En 2015, le supra mâle qui attire toutes les femmes, parle à son ex défunte - qui lui instigue une once de pensée socialiste (coucou Providence) - pratique la médecine interne, les opérations, le suivi, la préventions et les thérapies (quand il ne fait pas de colloque sur l'avancée de ses recherches) : C EST JUSTE PAS POSSIBLE.
Je mets 5. Ils ont fait l'effort de recruter des acteurs éprouvés, crédibles et c'est pas comme si le cadreur avait la maladie de Parkinson mais c'est une série pour les gens qui ont beaucoup de temps à perdre ET dont la case 'A MATER' s'est vidée de dizaines de séries à ne pas rater si on est dans le série game.
A éviter si vous êtes pressés.