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Dans les années 1215-1225, l’auteur anonyme d’un roman rédigé en prose française, Lancelot, nous présente une justification des origines des chevaliers dans le monde. En effet, le héros découvre les mystères de la chevalerie grâce à l’apprentissage de la fée du Lac, Viviane. Celle-ci lui explique que les chevaliers ont été inventé afin d’être « des garants et des défenseurs pour protéger et préserver selon la justice les faibles, les pacifiques, et pour mettre un terme aux torts et aux ouragans causés par les forts ».


Je commence cette critique avec cette citation dans Lancelot car j’ai ressenti la même énergie en regardant cette série. A l’heure où j’écris ce texte, je viens de finir l’épisode 4 et la fin de la série s’annonce avec ses deux derniers épisodes. Probablement que ma note évoluera entre ce quatrième épisode et le dernier, mais je pense avoir suffisamment d’éléments pour vous proposer cette critique.


Tout d’abord, je vais mettre mon côté historien de côté. Car après tout, qui critiquerait une série GoT pour ses aspects historiques : un monde avec des dragons, des armures dignes de Saint-Seiya, etc. Cependant, on peut apprécier les références historiques dont s’est inspiré l’univers.


Donc qui regarde GoT pour réviser son histoire ? Personne.


Donc non, je ne ferai pas de reproche parce qu’on retrouve encore ces armures dignes d’un carnaval. Mais je ne peux que saluer les efforts d’inspiration : l’image du tournoi correspond à ce qu’on pourrait trouver vers la fin du XIIe siècle une fois que l’Eglise l’avait prohibé, la pression de perdre tout son équipement en cas de défaite ou encore la volonté d’obtenir la gloire, de devenir riche par le tournoi et de trouver un bon parti durant ces évènements, etc.


Tous ces détails m’ont procuré du plaisir en regardant ces épisodes. Mais ce qui m’a marqué, c’est le retour de la mythologie autour de la chevalerie : le « code », l’honneur, les rituels, les légendes, et même un peu d’amour courtois ! Ça fait plaisir de voir qu’il existe des personnages simple mais si efficace comme Dunk. Qui aurait cru qu’un joueur de Rugby comme Peter Claffey serait capable de jouer un chevalier errant, perdu dans un vaste univers ? Je fus agréablement surpris par sa performance et j’ai hâte de voir ce qu’il va nous proposer dans ces deux derniers épisodes à l’approche du point culminant.


Je fus aussi agréablement surpris par la simplicité du scénario. Certains pourront le lui reprocher. Mais cette simplicité qui respecte la mythologie chevaleresque qu’on pourrait retrouver dans les récits des chevaliers de la table ronde d’un Thomas Malory ou d’un Chrétien de Troyes amplifient encore plus ce côté « mythe » au personnage de Duncan le Grand. Car oui, bien que je n’aie pas lu le livre d’origine, nous avons entendu son nom pour la première fois dans la série d’origine. Nommé comme un légendaire Lancelot ou je dirai même plutôt un Perceval, à un moment où l’idée du chevalier idéal était fragile, sous la représentation d’un Jaime Lannister, empli de doutes au moment de la série mais qui aura sûrement l’un des meilleurs développement dans celle-ci sur ce point-là. Ser Duncan représente ces héros mythologiques qui représentent un idéal à atteindre mais qui pourtant ressemble juste à un simple homme de son temps.


L’image, les costumes, les musiques font que l’ambiance est au rendez-vous. HBO sait comment rendre ce type de monde vivant. Les habits sont sales, les personnages ont tous un vécu, une histoire. On ressent les liens qui les unis. J'ai une petite critique cependant, je dirai qu’encore une fois l’histoire semble prendre place dans un Moyen Âge gris. Il y a très peu de couleurs dans ce tournoi, hormis celles des armures. Mais on pourrait jeter la faute sur le temps puisque j’ai l’impression qu’il pleut toujours ou qu’il y a tout le temps du brouillard. C’est dommage car cette période était pourtant très colorée mais la série semble prendre le chemin qu’on retrouve dans les autres films prenant place durant cette période.


A Knight of the Seven Kingdom est donc une très bonne surprise. Dommage qu’il s’agisse d’une mini-série, mais c’est ce qui la rend unique et qui fait d’elle une très bonne série. Je n’ai qu’une hâte, c’est de voir les deux derniers épisodes et de replonger dans cet univers si bien construit où l’honneur, la passion et la gentillesse sont des valeurs fragiles mais qui persistent grâce à des personnages comme Duncan, Egg, Tanselle, ou encore Raymun Fossoway (par pitié, qu’on laisse en vie ce jeune chevalier durant ces deux derniers épisodes). J'ai l'impression de retrouver ces légendaires chevaliers qui avaient marqués les populations médiévales et qui continuent à marquer aujourd'hui en prenant de nouvelles formes en inspirant l'écriture de nouveaux héros comme Duncan. Ca me donne juste une envie, un rêve: celui de voir un jour une série ou bien une saga de films sur les aventures des chevaliers de la Table ronde, produit bien sûr par HBO (et non Netflix par pitié).


MyNamesVador
8
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le 10 févr. 2026

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