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Médiéval spaghetti
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le 20 janv. 2026
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A Knight of the Seven Kingdoms – Saison 1
Franchement, je ne m’attendais pas à être autant embarqué. En seulement six épisodes (à peine 30 minutes chacun, 40 pour le pilote), la série parvient à faire naître un attachement sincère à ses personnages — et c’est peut-être sa plus grande réussite.
Le duo central fonctionne à merveille. Peter Claffey incarne Dunk avec une présence physique évidente, mais surtout avec une douceur et une naïveté qui évitent la caricature du “gros chevalier simplet”. En face, Dexter Sol Ansell compose un Egg subtil, vif, parfois ironique, jamais agaçant. Leur alchimie est immédiate et crédible : on croit à leur complicité, à leur loyauté naissante, à cette relation asymétrique qui devient progressivement un véritable partenariat.
Ce qui frappe, c’est le ton. On est clairement dans quelque chose de plus léger que Game of Thrones ou même que House of the Dragon. Il y a de l’humour, parfois même des moments presque décalés, qui pourraient sembler “réducteurs” pour un univers réputé brutal et cynique. Mais en réalité, ce choix donne un vrai souffle à la série. Elle respire. Elle prend le temps. Elle ose la sincérité sans systématiquement la saboter par de l’ironie noire.
L’épisode 5 est clairement le sommet émotionnel. Baelor s’impose comme l’un des personnages les plus marquants de la saison — peut-être même le meilleur. Oui, son côté prince idéal est presque trop évident, presque trop pur pour un Targaryen. Mais c’est précisément ce contraste qui rend son arc aussi puissant. La fin de l’épisode est un vrai choc, parfaitement construit.
Le sixième épisode joue davantage la carte de l’ouverture que de la conclusion. On sent que la saison sert surtout d’introduction à une trajectoire plus vaste. Certains pourront trouver cela un peu frustrant, mais dans une logique de saga, c’est cohérent.
Au final, cette première saison apporte un vent de fraîcheur inattendu à Westeros. Moins solennelle, moins rigide, plus humaine. Elle ne cherche pas à rivaliser en ampleur politique : elle choisit l’intime, le duo, la chevalerie imparfaite. Et ça fonctionne remarquablement bien.
Saison 2 dans un an : difficile de ne pas être impatient.
Créée
le 23 févr. 2026
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9
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