Pour être franc, je ne m attendais pas à grand chose en entamant cette série.
Je me suis quand même lancé dedans pour plusieurs raisons...
- la bonne moyenne général des avis des collègues de sens critique
- l' envie de revoir quelques acteurs connus se défendrent dans des rôles différents
- l'impatience de voir si les anglais étaient toujours aussi bons dans les séries dramatiques...
Et après 4 épisodes entièrement en plan séquence, je ne suis pas déçu du voyage.
Tout d abord car cette manière de filmer impose un rythme soutenu qui ajoute de l intensité à de nombreuses scènes, puis car le sujet traité de la violence à une période charnière qu est l adolescence se fait avec beaucoup d impartialité et de distance laissant le choix au spectateur de se questionner. Enfin, et c'est sûrement le plus important, cette série ne m a pas laissé indifférent et m a fait me demander quel est mon rôle de père dans cette époque où nos enfants sont connectés aux réseaux de plus en plus jeunes et exposés à toute la noirceur qui les accompagne.
Attention spolier ⚠️ :
La série n est pas parfaite, en témoigne quelques séquences pas très utiles et traînant en longueur dans les épisodes 2 et 4.
Cependant les épisodes 1 et 3 sont incroyables notamment grâce à la prestation époustouflante du jeune Jamie qui feint l innocence jusqu au dernier moment de l épisode d introduction avant de dévoiler tous ses tourments (et sa possible schizophrénie) en épisode 3 après être poussé dans ses derniers retranchements par la non moins géniale thérapeute (l échange entre les 2 est d une justesse incroyable) : masterclass !
Bien que l épisode 4 casse complètement la dynamique et la tension, il constitu néanmoins une belle conclusion sur la difficulté d être parents à notre époque et sur le tiraillement ressenti lorsque un être cher à commis l irréparable et bouleverse les habitudes et la stabilité d une famille !