Si le plan séquence est un énorme atout de la série, il n'est pas toujours indispensable à raconter son histoire.
C'est à dire que derrière la maitrise technique avec des plans parfois saisissants, comme à la fin de l'épisode 2, sa logique d'être là en permanence tend par moment à être un peu agaçant, à figer certaines séquences et personnages. A l'inverse dans l'épisode 3 il donne une grande intensité au duel psychologique.
Mais dans l'ensemble il sert quand même bien la narration, qui nous prend par la main dans les différents questionnements, très justes, que posent la série.
Le climax sur le deuil à venir est particulièrement bien amené et prenant.
Aussi habile sur la forme que le fond, Adolescence réussit à raconter magistralement cet ordinaire et moderne drame familial d'une façon différente et mérite pour cela d'être vu.