Voilà, c'est Jamie. Il a 13 ans. Il a été arrêté pour meurtre.
Plongée en plan séquence d'un ado à peine sorti de l'enfance dans un monde qui n'est pas le sien. Pour tous, famille comme policiers, c'est une déflagration.
L'episode 2 renverse les perspectives. Cette fois, c'est la Police qui se retrouve depassée par l'environnement sous tension d'un lycée. La caméra traque incrédule la violence quotidienne de ces visages poupins.
Par le point de vue de la thérapeute, l'épisode 3 opère une révélation. Matinée d'incompréhension. Une logique se fait jour. Mais le sens nous échappe, impuissant, comme face à une maladie que l'on n'a pas vu venir.
Avec la famille, on cherche à comprendre dans le dernier épisode. Est-ce le père? La violence familiale? Les réseaux sociaux? L'ordinateur? Aucune cause n'est suffisante. C'est arrivé voilà tout. Puissance absolue d'un récit qui ne s'arrête à aucun schématisme, aucun propos conservateur. La vie, dans son mouvement fou, son énergie imprévisible est la seule réponse. Et l'émotion nous submerge. Pour longtemps.