je salue l'originalité vidéographique, la volonté d'aller outre la création de thrill et de dopamine chez le spectateur en ne mettant en avant que les séquences interessantes, intrigantes, hors du commun. j'ai aimé suivre pendant une heure brute les personnages, avec les moments de silence et d'attente. le jeu d'acteur est très bon, naturel. j'ai apprécié l'accent mis sur les relations humaines, notamment parents-enfants, la mise en scène des limites de celles-ci sans qu'elles aient été explicitées, sans faire comprendre ce qui est bien ou mal, parce qu'en réalité ce curseur est imaginaire. on met en scène l'émotion, la friction, la limite évidente de l'entendement humain, surtout quand il est dans le feu de l'action, et on laisse le spectateur comprendre ce qui ce joue au niveau de la structure psychologique. j'ai vraiment apprécié cela.
j'aurai aimé qu'un effort supplémentaire ait été fourni au niveau de l'analyse psychanalytique des personnages, parce que c'est tout de même resté descriptif. de plus un tableau trop pessimiste de l'adolescence est dressé, ils sont représentés comme des monstres irraisonnables, sans issu de secours possible. cet épisode au lycée, quel angoisse. c'était à ce demander si les interventions des policiers servaient à quelque chose. la mort semblait être pour eux si banale, et ça ce n'était pas naturel. car peut être que le but était de dénoncer la brutalisation de la jeunesse, mais si tel est le cas, cette représentation est de 1 caricatural, de 2 mal mise en oeuvre. j'aurais vraiment apprécié qu'on s'attarde sur les facteurs qui ont poussé Jamie au meurtre, qu'on montre davantage ses failles, car il est lui aussi victime (ce qui a un peu été fait mais pas assez à mon goût).