La mini-série mérite tous les superlatifs que la presse lui a attribués. Formellement et techniquement impressionnante avec ses quatre plans séquences d’une heure, puissante dans sa manière d’aborder le sujet de la violence chez les ados, éprouvante émotionnellement, Adolescence révèle également un jeune acteur phénoménal, Owen Cooper, qui électrise l’écran comme rarement.
Sans jamais être dans le jugement, Adolescence prend du recul et une hauteur de vue assez rare, évitant ainsi soigneusement le voyeurisme du fait divers. En changeant de perspective à chaque épisode, elle expose toute la complexité de l’affaire, alterne entre monstruosité et humanité, ne donne pas de réponse mais livre des pistes de réflexion. Un choc duquel on n’en sort pas indemnes.