Le bouche à oreille quasi unanime et l’info un peu anecdotique (mais absolument pas accessoire) du plan séquence de 50 minutes ont fini par éveiller ma curiosité pour regarder la « série du moment ».Et c’est vrai… quelle claque ! Une mini série de 4 épisodes donc. Puissante et absolument bouleversante. Une réalisation impressionnante, une écriture et un scénario maîtrisé à la perfection, un jeu d'acteurs d’une justesse et d’une performance incroyable.On pourrait en faire une critique sociologique en parlant de « peinture sociale », d’ « œuvre cathartique » et en mettant plein d’autres mots très intelligents, mais lorsqu’on regarde ces intenses 4x 50minutes, on a pas tellement la tête à penser, surtout à vivre intensément avec les personnages, plongés avec un réalisme quasi-voyeuriste dans l’enfer que peuvent prendre certaines existences. Dans sa proximité omniprésente, la série a réussi à prendre toute la distance nécessaire pour rendre si lisible et compréhensible la complexité, la fragilité, et l’inéluctable imprévisibilité des vies. Difficile de ressortir de ça et dire « j’ai aimé » ou « j’ai adoré » ou même que c’est une « très bonne série » puisqu’elle est avant tout bouleversante. Sincèrement, un chef d’œuvre comme rarement vu et vécu…