Une série très particulière. En soit, elle n’est pas mauvaise : très réaliste et crédible, elle nous dépeint une intrigue anxiogène et glauque sur un meurtre et les conséquences de celui-ci. Le casting est bon, les épisodes sont très sobres, presque stériles dans la façon de nous présenter l’histoire (pas de musique ; des plans pas forcément centré sur l’action même ; un montage déstructuré ; des dialogues parfois très long). Mais voilà, le climat posé par cette série est tellement anxiogène, tellement sombre, limite malsain que je n’ai pas réussi à adhérer. Au final, il n’y a que pour Hector ou la famille Gutiérez pour lesquels on s’attache, véritables dommages collatéraux de cette affaire et qui veulent surtout le bien de leur famille (
et, ô miracle, ce sont ceux pour qui l’histoire se finit bien, comme on s’en doutait depuis plusieurs épisodes
). Les autres personnages… Il y a tellement de haine, de dysfonctionnalité dans leurs relations, de violence, de sentiments négatifs, de mauvaise foi qu’on n’arrive pas à s’y attacher, que finalement on est bien content de voir comment ils finissent. Et vu comment ça se finit, c’est vraiment horrible de penser ça, mais c’est la vérité. La série dénonce l’état dans lequel les États-Unis se trouvent avec le racisme, la peur des musulmans, des étranges, des préjugés sociaux ; et elle le fait si bien que ça en devient presque gerbant.
En soit, la série réussit son œuvre. Comme je le disais plus haut, elle n’est pas mauvaise en soit, au contraire. Mais ce qui ressort de cette saison est tellement négatif qu’au final, oui, on a presque envie de faire comme Russ à la fin. À ne pas voir lorsqu’on a le moral dans les chaussettes, parce qu’elle est vraiment déprimante. Je ne suis pas certain de suivre la saison 2, même si le concept veut que ce soit une autre histoire.