American Dad, c’est ce foutoir bizarre où une bande de mecs blancs ricains te pond une critique acide de leur propre nation, déguisée en sitcom WTF où chaque épisode est un uppercut pour le rêve made in USA.
Stan, avatar du conservatisme refoulé, est l’exact produit d’un pays en chute libre : patriote, armé, débile et en crise identitaire permanente.
Mais le vrai GOAT, c’est Roger. Extraterrestre toxique, glamour, polymorphe, coke-addict, il incarne à lui seul tout ce que la société américaine veut gommer : le queer, le chaos, le sexe, le pouvoir de transformation.
Mention spéciale :
Avec les années, la série est devenue encore plus violente envers l’Amérique. Chaque épisode post-2010, c’est une masterclass de désillusion :
- Capitalisme = cancer
- Masculinités en PLS
- Défonce du système de santé, de la religion, du pouvoir, du woke-washing.
Les + :
- Roger = icône queer intergalactique, drag-mama, serial menteur, miroir désespéré de l’humanité.
- Écriture en structure libre, humour noir assumé.
- La série a osé lâcher les vannes là où South Park tourne en rond et Les Simpsons ont peur.
Les – :
- Parfois trop absurde pour être lu comme politique (mais c’est pour ça que c’est bon).
- Quelques épisodes mollassons ou trop « cartoon network 2006 » dans l’humour pipi-caca.
VERDICT :
American Dad, c’est l’effondrement américain raconté par un alien queer qui te sniffe ton identité de genre et te custome tout en robe à sequins.
Big up à Roger, aux freak et aux losers magnifiques qui voient le monde brûler et dansent dessus.