Bon, on ne va pas se mentir, seuls les aficionados de Sex and the City trouveront leur compte dans cette suite en 3 saisons qui nous transporte 20 ans après la fin de la série originale. On retrouve 3 de nos 4 new yorkaises, à l’approche de la soixantaine, qui n’ont pas avancé d’un iota dans leur vie toujours faite d’inaugurations, de soirées mondaines, de virées shopping et de snobisme crasse, entourées de nouveaux personnages qui tentent péniblement de nous faire oublier Samantha…. Et c’est là que le bas blesse. Autant on pouvait les adorer au début des années 2000, autant cette fois ci, on a l’impression que les scénaristes se sont sentis obligés de confronter nos 3 héroïnes à tous les débats sociétaux. C’est donc Woke à mort, forcément, bourré de bien pensance, et on n’arrive plus à s’identifier à elles et à être dans l’empathie tellement les situations sont improbables… On est même parfois à la limite de l’agacement.
Bref, il fallait bien une fin à cette série puisque tous les fans, dont je fais partie, crevaient d’envie de les revoir. Mais pour le coup, on n’est pas mécontent de les quitter à la fin de ces trois saisons. J’ai regardé par politesse, par nostalgie sans doute surtout, et je leur ai dit « au revoir » sans émotion au moment du générique de fin, comme quand on retrouve des amis 20 ans plus tard et que l’on réalise qu’on n’a plus rien à se dire.