Poussé par une pulsion "creepypastèsque", j'ai décidé de me replonger des les méandres de cette série dont les fragments mémoriels s'étaient suffisamment dissous pour que ma mémoire défaillante ne vienne pas me spoiler le plaisir.
Il est plutôt mauvais signe de voir une intrigue qui coche quasiment toutes les cases qui incarnent vos plaisirs filmiques coupables : collection d'introuvables vidéos, restauration d'oeuvres considérées disparues, un immeuble peuplé de locataires aussi étranges que dans.... "Le Locataire", des histoires de sectes, de fantômes, de démons, d'idoles de dieux anciens, de secrets du passé interagissant avec la lecture du présent (et vice versa), une image soignée, l'angoisse liée plus directement à l'ambiance visuelle et sonore qu'à de ponctuels jumpscares, le tout lié par une remise en état de cassettes retrouvées dans incendie, par un personnage assez fragile pour que les moments où le réel dérive ne soit pas accepté directement comme tel sans trop tirer sur cette corde narrative tenant trop souvent de la facilité. A quelques personnages bâclés, je me retrouve dans le rêve humide de la série épouvante/fantastique. (et probablement une fin qui, à force d'ajouter des éléments succulents, ne peut difficilement se terminer en satisfaisant tous les fantasmes) (n'est pas Twin Peaks Return qui veut).
(EDIT : je suppute, je suppute, car je ne suis qu'à la moitié de ce second visionnage, ce qui ne m'empêche pas de céder à la tentation de vous parler de cette série qui, pour l'instant, mérite largement sa place dans les séries injustement oubliées).
Et c'est sur cette note que je vous laisse sans vergogne, pour revenir une fois le revisionnage achevé! A tantôt, plus qu'à tantard!