Baron Noir
7.4
Baron Noir

Série Canal+ (2016)

Voir la série

Le cynisme en costard-cravate, made in République bananière

Si Baron Noir était une campagne électorale, ce serait une mêlée générale dans un bureau de vote, avec des poignées de main moites, des trahisons par texto et des convictions recyclables.


Le pitch ? Philippe Rickwaert, député-maire de Dunkerque, ancien apparatchik du PS et roi du coup tordu, tente de survivre et d’évoluer dans le marécage de la politique française. Et quand on dit marécage, c’est pas une métaphore élégante — c’est carrément un bourbier moral où même la boue a une carte d’électeur.


Rickwaert (interprété par un Kad Merad en mode "House of Cards en accent ch’ti") est à la fois manipulateur, touchant, stratège et sacrément dangereux. Il magouille avec la même aisance qu’un chef étoilé cuisine le foie gras : froidement, mais avec passion.


Ce qui frappe dans Baron Noir, c’est la brutalité réaliste des dialogues, la précision des mécaniques politiques, et la manière dont chaque épisode te rappelle que les valeurs, c’est mignon… jusqu’à ce qu’un second tour arrive. Ça complote, ça s’appelle "mon ami" avant de se poignarder dans le dos, et chaque débat est un duel de boxe verbale sous amphétamines.


Mais attention : Baron Noir n’est pas là pour te divertir façon soap. C’est sombre, intense, parfois un peu bavard, et ça te laisse moins avec des cliffhangers qu’avec une envie de jeter ton bulletin dans une rivière. Si t’espérais des héros, tu vas vite comprendre que la seule chose qui gagne à la fin, c’est la stratégie.


Au final, Baron Noir est une plongée fascinante, glaçante et parfois désespérante dans les arcanes de la politique française, portée par un Kad Merad qui a rangé la rigolade pour sortir les crocs. Une série où les idées sont souvent un prétexte et la loyauté un vieux concept oublié dans un bureau ministériel.

CinephageAiguise
7

Créée

le 13 mai 2025

Critique lue 13 fois

Critique lue 13 fois

1
2

D'autres avis sur Baron Noir

Baron Noir

Baron Noir

5

LeMirballet

81 critiques

Finalement décevant

J'ai trouvé cette série vraiment intéressante bien qu'un peu caricatural : les hommes politiques sont soit pourris, soit dévorés d'ambition, soit les deux ! Elle souffre selon moi d'un gros défaut et...

le 15 févr. 2016

Baron Noir

Baron Noir

8

ZArthur_Xicho

1 critique

Le Baron Noir à la Maison Blanche

Très bonne surprise. Un succès en termes de jeu d'acteur, de scenario et de décor. Le Baron Noir dîne à la table de Kevin Spacey et Robin Wright (House of Cards). Dress Code : Noir La partie casting...

le 10 févr. 2016

Baron Noir

Baron Noir

5

Vivienn

349 critiques

La Maison des Cartes

Malgré son récent rachat par l’industriel Vincent Bolloré, la production originale de Canal+ ne faiblit pas. Il faut dire que la plupart des projets de la chaîne, qu’il s’agisse de Versailles,...

le 25 févr. 2016

Du même critique

L'Iris blanc - Astérix, tome 40

L'Iris blanc - Astérix, tome 40

7

CinephageAiguise

2468 critiques

Peace, amour et baffes gauloises

Astérix, c’est un peu comme un banquet chez Abraracourcix : on y revient toujours avec plaisir, même si parfois le sanglier est un peu moins savoureux que d’habitude. Avec L’Iris Blanc, Fabcaro prend...

le 31 janv. 2025

Histoire du Chevalier des Grieux et de Manon Lescaut

Histoire du Chevalier des Grieux et de Manon Lescaut

7

CinephageAiguise

2468 critiques

Ou comment ruiner sa vie en trois décisions stupides

Si tu pensais que les grandes histoires d’amour du XVIIIe siècle étaient toutes romantiques et pleines de sagesse, l’Abbé Prévost est là pour te prouver que non, on peut aussi écrire un best-seller...

le 27 févr. 2025

Les Misérables

Les Misérables

8

CinephageAiguise

2468 critiques

Entre grandeur, misère et digressions XXL

Si tu pensais que les classiques du XIXe siècle étaient juste de belles histoires d’amour contrariées, Les Misérables de Victor Hugo est là pour te rappeler qu’on peut aussi écrire un pavé où se...

le 19 févr. 2025