Waouh j'étais passé à côté de cette pépite ! C'est un 9.5, (barème dans ma bio)
4 saisons de 8 épisodes, 25mn environ. Humour décalé, parfois loufoque, mélangé à une ambiance mafieuse mode GTA, le tout dans un contexte terriblement dramatique et cathartique pour le personnage principal. Il suffit de lire le pitch pour s'imaginer les scènes. Les thèmes principaux tournent autour du trauma, la rédemption, le concept de la "systémie" est prégnant, la dialectique être/paraître est littéralement mise en lumière, la quête identitaire, les pulsions archaïques, le mal-être, les non-dits justifiés, la vengeance, la gentillesse (). Tout y passe, c'est fluide.
On découvre la vie de Barry, à dominante psychotique, dépressif, quasi psychopathe, ancien Marins, reconverti en tueur à gage. Il vit une révélation en découvrant le théâtre amateur. Pour lui, les émotions n'ont alors pas de signifiants, le lien à l'autre n'existe pas dans l'imaginaire, l'autre n'est pas un sujet, mais un objet. On voit l'impact, sur la psyché, de la conscientisation d'un désir et de sa réalisation.
On écouvre également le monde des acteur/actrices, via l'histoire de Sally cherchant à gravir les échelons.
Ça nous donne une espèce de "quand Barry rencontre Sally". Le ton de la série est top, les dialogues et les scènes également. "Je(u)" s'attache, "je(u)" rejette". Évidemment il faut aimer le ton absurde/comedie/dramatique. Il y a pas mal de ptites subtilités sur les concepts tels que la morale , le besoin d'accomplissement, le pardon, le déni, la quête du bonheur fantasmé etc etc, du classique traité de manière singulière, et rare , voir unique en format 25'...
J'ai adoré l'illustration relative à l'incapacité cognitive de certains personnages à élaborer les concepts abstraits, en lien avec l'égocentrisme et la bêtise.
Le rythme est intense, la saison 3 propose encore autre chose : la série ne tourne pas en rond.
J'ai aussi vraiment apprécié comment la psychose, en tant que structure psychique, est illustrée, sans artifices, en filigrane.
c'est assez rare pour le souligner. On passe par toutes les émotions. À ne pas rater