On est immergé dans la vie de ces femmes, leur vie de famille, leurs questions, leurs choix qu'il faut assumer. On a ces apparences parfaites qui craquèlent. Lorsque j'en ai parlé, on a souvent fait le rapport avec Desperate Housewives mais ça n'a rien à voir. Dans Desperate, ça s'étire, c'est long, il y a du décorum, on a du soap. Dans Big Little Lies, non. C'est efficace. Implacable. Déjà le format de 7 épisodes est appréciable, c'est un long film avec un vrai finish qui a du chien.
L'effritement de la perfection est parfait, progressif, subtil et cohérent. Il est supporté par un séquençage tendu qui accompagne le scenario sans fausse note.