Attention : ce drama est déconseillé aux plus de 15 ans et à ceux qui vont tout prendre au premier degré. Ici, nous ne sommes pas dans l'absurde ou l'incompréhension, nous partons dans l'exploration de la cuvette des chiottes. Avec Bitch X Rich, on atteint la lie du drama coréen. Ce n'est pas mauvais, non, c'est pire : le néant, le niveau zéro d'une vieille sitcom restée au placard durant quelques décennies. Donc, j'ai décidé de faire une critique décalée pour au moins faire rire (ou du moins essayer) dans les chaumières. Ça va être dur de faire pire que cet étron, car la barre a été placée très haut. Heureusement, si officiellement ce nanar tient en 5h, on pourra tout voir en 3h. Dans Bitch X Rich, on est atteint du syndrome "Gossip Girl" à petit budget. Ici, on est dans une basse-cour de luxe où les poules ont des dents, du Botox et des sacs à main plus lourds que leur QI. Bien entendu, on évitera de basculer sur la saison 2 ; on est fous, mais pas cons à ce point. Allez, que le spectacle commence !
Bonjour, c'est Jean-Pierre Écrevisse, le grand cuisinier pas vu à la télé. Aujourd'hui, je te propose une nouvelle recette facile à préparer et à déguster entre amis : la Morue sauce biatch, avec son accompagnement de cagoles marinées. Nous festoierons avec une bonne bouteille de Château Puceau de 30 ans d'âge. Pour ce faire, nous aurons besoin d'un bon paquet de cagoles bien fraîches et vulgaires, si possible n'ayant aucune crédibilité et possédant un charisme de poulpe. Alors, je ne suis pas sectaire, nous irons mélanger tout ça avec une brochette de bellâtres aussi cons et inutiles que possible. Dans cette recette, il ne s'agira pas de proposer une satire ou un chef-d'œuvre de psychologie sociale, non. Il s'agira d'atteindre le vide sidéral avec une montagne de clichés et de raccourcis qui vont t'obliger à passer ta matinée ou ta soirée sur le trône (mais pas celui de Joseon). Cerise sur le gâteau, nous ajouterons en touche finale de ce mets exquis la ravissante (ou moche) Yeri (Red Velvet), aussi probante en tant qu'actrice que toi ou moi en dresseur d'ours polaire faisant un barbecue. Nous allons nous régaler !
Pour l'histoire, ne vous emmerdez pas, il n'y a rien de compliqué : une dénommée Kim Hye-In, une lycéenne pauvre (enfin pauvre, ils ont une notion de la pauvreté à géométrie variable en Corée), est témoin d'une tentative de meurtre dans une école pour l'élite de la nation (je ne te dis pas la tronche de l'élite). Une fille qui a glissé du haut d'un bâtiment de plus de 15 m s'est écrasée à côté d'elle, sans aucune blessure apparente ni goutte de sang (oui, pourquoi passer par la case maquillage, ils ont assez dépensé dans le gloss des cagoles). En échange de son silence (ah bon ?), le directeur du lycée international de Cheongdam lui propose une place de rêve parce qu'elle le vaut bien (L'Oréal). À partir de là, tu te doutes bien que le thriller va rester aux oubliettes et nous allons assister à un pugilat entre lycéennes de 24 à 28 ans (âge moyen du casting) des plus intenses (mais non, je déconne). À noter qu'ici, ce sont les mecs qui vont faire office de pot de chambre ou de pot de fleurs (rayer la mention inutile). Le scénario, qui est écrit sur un ticket de métro, va nous en mettre plein la vue (mais non, je déconne encore).
Niveau émotions, par contre, nous allons être servis : c'est simple, on a envie de tous les couler dans le béton du fait de leur superficialité et du nombre de conneries qu'ils peuvent déblatérer à la seconde. On frise le génie. Ils ont tous un charisme d'huître avariée, et leurs seules valeurs morales distillées, ce sont la vanité, la luxure, l'arrogance, la jalousie et l'orgueil. Non, en fait, ils assument pleinement les sept péchés capitaux, Amen. On est dans la surenchère du "cringe" avec un esthétisme proche d'un catalogue IKEA. C'est un drama fast-food, mais alors un très mauvais. Ils sont tous atteints du syndrome de la puberté interminable et, vu leur gueule, j'ai envie de dire : "Tu m'étonnes, John !" C'est surjoué comme pas possible, les deux héroïnes (qui n'en ont que le titre) en tête. Yeri des Red Velvet est non seulement nulle, mais elle est pathétique à voir. Quant à Lee Eun-Saem, à part jouer dans des dramas qui se déroulent en milieu scolaire (S-Line, Bitch, All of Us Are Dead, Black Dog, etc.), je lui suggère plutôt de poursuivre sa carrière dans un konbini comme dans la série. Mon Dieu que c'est insupportable à voir !
Mais c'est marrant, involontairement ou pas : j'ai saigné des yeux à voir autant de clichés débiles. "On est les riches, on a tous les droits, et vous les pauvres, fallait pas être pauvres." Et ça chiale pour des pompes à 5 000 balles, ça donne des bons points de VIP, sans oublier le fameux triangle amoureux qui ressemble plus au triangle à bouffer de chez Daunat. Ils ont tous le regard dans le vide. Cette école ressemble plus à un rassemblement d'apprenties stars de la K-pop en manque de reconnaissance et de notoriété ; on voit bien à qui est destiné ce nanar. Bref, on a des acteurs en carton avec des filles maquillées comme des ouvreuses de bar, des riches qui se font mater par une pimbêche sortie de nulle part qui les ridiculise... on est vraiment dans le grand n'importe quoi. Ce n'est pas dans une école que nous sommes, vu que l'intelligence s'est barrée depuis longtemps ; c'est un champ publicitaire avec des personnages qui n'ont aucune classe, aucune distinction, juste une vulgarité ostentatoire qui rend toute tentative de drame social absolument grotesque. Et la fille qui a voulu voler comme Superman et qui s'est écrasée comme une merde ? On s'en cogne, on aura le dénouement dont tout le monde se fout dans les dix dernières minutes. Rideau !
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