Breaking Bad
8.6
Breaking Bad

Série AMC (2008)

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Walter White, 50 ans, a une vie déjà peu enviable. Professeur de chimie surqualifié, il a un deuxième job pour survivre. Malgré cela, il peine boucler ses fins de mois. Son fils aîné de 15 ans est handicapé. Il attend un nouveau bébé non désiré. Son existence devient carrément pourrie, lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un cancer en phase incurable.
Dès lors, il s’associe avec Jessie Pinkman, petit dealer notoire du coin, pour créer la Blue Meth, une drogue pure a 99%. Son aventure va s’enchaîner de situations en situations les plus délirantes les unes que les autres, et aux quiproquos invraisemblables, tous plus jouissifs les uns que les autres.


Le pitch de Breaking Bad, tout le monde le connaît déjà. Il tient sur un mouchoir de poche.
A travers la série, Vince Gillian, ancien assistant de Chris Carter sur X-Files, dépeint une longue fresque des États Unis d’Amérique. L’envers du rêve Américain. Celui du crime, de la drogue, des gangs, et de la vengeance. Filmé de façon quasi documentaire, Breaking Bad est lent, voire très lent. Le soucis du détail est exceptionnel et le scénario, implacable, semble être maîtrisé d’une main de maître.


** spoiler **


On assiste avec une certaine délectation et un malsain sourire au coin de la bouche, à la lente, mais sûre descente aux enfers du grand Heisenberg.

Le jeu d’acteur est immense. Bryan Cranston en premier lieu tient la série sur ses épaules, mais tous sont très bon. On s’attache facilement aux personnages hyper réalistes.


Skyler, la femme désabusée et innocente, est parfaitement incarnée par une magnifique Anna Gunn. Même le gros Hank et sa belle Marie sont inoubliables. Que dire des personnages épiques comme Gus Fring ou encore Saul Goodman ? Ils sont super bien écrits.


Aux états unis, le dollar est roi, et l’argent peut tout faire. Enfin, c’est ce que l’on dit.


Breaking devient carrément Bad lorsqu’il s’attaque à un sujet ultrasensible : les conséquences directes du trafic de drogue sur les enfants.


L’humour est noir, très noir dans Breaking Bad. Adulte aussi. C’est le genre de série qui peut faire passer son spectateur d’un éclat de rire aux larmes.


L’image est sublime. Vince Gillian filme le désert Américain comme on l’a rarement vu, même dans les plus grands westerns.


Côté bande son, Le Scarface de la télévision n’a rien à envier aux plus grandes séries. Elle est à la fois électrique, écliptique, et classique. La musique joue un rôle prépondérant dans l’humour ou la tension de Breaking Bad. J’ai eu l’immense plaisir de ré écouter Tamacun de Rodrigo y Gabriella, ou encore Negro y Azul, de Los Cuates de Sinaloa.


Connue et réputée comme étant l’une des meilleurs séries TV au monde, Breaking Bad s’enchaine non-stop, à l’aide de ses nombreux Cliffhangers qui tiennent en haleine son spectateur. Une fois terminée, celle-ci laisse un grand vide.

Tonio_2
10
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Créée

le 29 nov. 2019

Critique lue 161 fois

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7
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