Je vais être franc : après un premier épisode plutôt décevant, je ne m’attendais pas à un tel revirement. Ça : Bienvenue à Derry met du temps à poser ses bases, mais sept épisodes plus tard, la série m’a clairement happé.
Le point fort évident : le jeu d’acteur.
Mention spéciale à Chris Chalk (Dick Halloran), solide, posé, crédible.
Très belle surprise aussi du côté des jeunes : Arian S. Cartaya (Rich Santos) et Clara Stack (Lilly Bainbridge) portent plusieurs scènes avec une vraie intensité émotionnelle, ce qui n’était pas gagné.
Côté horreur, la série joue intelligemment avec les thèmes : peur collective, trauma, transmission du mal. Il y a de vrais moments oppressants, parfois même plus subtils que dans les films Ça. Quand la série prend son temps, elle est clairement efficace.
Mais tout n’est pas maîtrisé :
- Rythme parfois bancal
- Personnages inégaux (certains restent en surface)
- CGI très variables d’un épisode à l’autre
Après 7 épisodes, j’étais clairement monté à 8,5/10 dans ma tête.
Et puis arrive l’épisode 8… et là, chute brutale : 5/10.
💥 Le final est le vrai point faible de la saison :
- Effets spéciaux trop présents, trop visibles
- Une sensation constante de maquette et de plastique
- Des acteurs qui peinent à percer l’écran
- Un happy end maladroit et une conclusion clairement bâclée
Ça : Bienvenue à Derry est une préquelle plus ambitieuse que prévu, capable de moments puissants et d’une vraie atmosphère. Mais elle se saborde partiellement avec un final mal calibré, trop démonstratif, qui casse l’immersion.
Une série imparfaite, mais intéressante, qui mérite d’être vue… en espérant une saison 2 plus maîtrisée techniquement et narrativement.