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le 27 juil. 2013
SuivreHank Maudit ?
Il n'est pas évident d'écrire sur Californication tant la série suscite chez moi des sentiments contradictoires. Aussi, commençons peut-être par ce qui m'apparaît comme positif : -La série est...
Si Californication était une personne, ce serait ce pote brillant mais ingérable, qui t’impressionne autant qu’il t’épuise. Un mélange de génie littéraire, d’humour noir et de décisions de vie absolument catastrophiques.
On suit Hank Moody, écrivain talentueux, alcoolique notoire, serial baiseur et roi incontesté des mauvaises décisions. Son quotidien ? Une spirale infernale de sexe, de tequila, de bastons et de tentatives (parfois sincères) de reconquérir la femme de sa vie. Le mec passe son temps à jongler entre génie et auto-destruction, et franchement, c’est fascinant à regarder.
La force de Californication, c’est son écriture mordante, ses dialogues ciselés, et un David Duchovny qui habite Hank Moody avec une nonchalance déconcertante. Chaque épisode, c’est un cocktail d’humour trash, de cynisme et de moments de pure mélancolie où l’on se rappelle que sous les litres d’alcool et les conquêtes d’un soir, il y a un mec paumé qui rêve juste de retrouver un semblant de stabilité.
Mais voilà : comme Hank, la série a du mal à se renouveler. Les premières saisons sont brillantes, mais plus ça avance, plus on sent qu’elle tourne en boucle, comme un écrivain en panne d’inspiration qui recycle ses meilleurs coups. À un moment, même les excès de Hank finissent par lasser, et on se demande s’il finira par écrire autre chose qu’une liste de ses regrets (spoiler : c’est pas gagné).
En résumé, Californication, c’est un mélange addictif de rock’n’roll, de débauche et de poésie trash. Un chef-d’œuvre d’irrévérence qui, comme son héros, aurait peut-être mérité de s’arrêter avant de trop s’épuiser. Mais bon… c’est Hank Moody, et Hank Moody n’en fait qu’à sa tête.
Créée
le 13 mars 2025
Critique lue 61 fois
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le 27 juil. 2013
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