(Saison 1 à 3)

Californication relate les mésaventures de Hank Moody, écrivain névrotique érotomane qui tente de reconquérir son ex-femme tout en multipliant les aventures sans lendemain. Le personnage principal est campé par David Duchovny qui colle très bien au rôle et constitue à lui seul plus de 50% de l'intérêt de la série.
Comme autre argument de vente de la série, on peut citer pas mal de scènes de sexe pas trop éludées et qui ne craignent pas la nudité, mais c'est un aspect qui s'efface vers la moitié de la s1 (pour raisons scénaristiques, notamment)

C'est typiquement la "série à personnage", un peu comme Dr House, dont il ne resterait pas grand chose sans le protagoniste central. Je m'identifiais facilement à ce personnage blasé, cynique mais finalement étonnement gentil et sentimental. En revanche, il n'y a pas grand chose à côté : les seconds rôles mettent deux saison à gagner un peu d'épaisseur et manquent singulièrement d'attrait au premier abord.
Par ailleurs, on sent une grosse perte de vitesse dans la saison 2, et plus encore dans la troisième, qui tournent un peu en rond et recyclent les mêmes ficelles que la première, sans l'effet de surprise.
Au chapitre des griefs, je citerai aussi un côté hautement moralisateur et bien pensant de la s2, sous son emballage racoleur.

Parallèlement à ça, la trame sentimentale de la s1 m'a parue curieusement accrocheuse, moi qui suis pourtant froidement hostile aux comédies sentimentales. Je me suis même occasionnellement laissé manipuler par un cliffhanger lié aux péripéties amoureuses du pseudo-couple principal.

Mais je tiens surtout à saluer la qualité d'écriture des dialogues, avec des conversations assez enlevées et quelques répliques mémorables.

[Edit]
Bientôt terminé la s5. Les deux dernières saisons ont bien relancé la machine. C'est toujours aussi bien écrit et les acteurs se sont tellement appropriés les rôles qu'il en émane beaucoup de naturel et de spontanéité, malgré le côté Vaudevillesque de certaines péripéties. Un point de plus, pour la peine.
Ezhaac
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le 26 juin 2010

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