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le 9 oct. 2026
SuivreRéinvention brillante
S'attaquer à Carrie, l'icône gothique de Stephen King déjà immortalisée au cinéma par Brian De Palma, était un pari risqué. Disponible depuis le 7 octobre 2026, la mini-série menée par Mike Flanagan...
(Titre réalisé avec la collaboration des amis du Québec.)
Cette année 2026 est une petite merveille côté horreur et terreur en tous genres.
A peine sorti de Crystal Lake, je me plonge dans cette réinterprétation du livre de Stephen King, producteur de la série, et du film de De Palma qui est difficilement oubliable (il y a même un clin d'œil à ce cher Brian), mais que je n'ai pas revu depuis un sacré paquet d'années.
L'histoire est simple, Carrie, qui n'est jamais sortie de chez elle, et qui est élevée par son père, un déglingué de conspirationniste, et une mère catholique intégriste, va être obligée d'aller au lycée après la mort de son papounet.
C'est une renaissance pour elle, et elle découvre un nouveau monde, celui de la jeunesse connectée de 2026.
C'est évidemment le harcèlement qui est au cœur de cette histoire qui prend une tournure vraiment moderne et cette adaptation est une merveille.
Je ne raconte rien d'autre, c'est inutile.
Carrie White est interprétée par l'incroyable Summer H. Howell qui s'est emparée de ce rôle à 110%. Aussi belle qu'innocente, aussi gentille que flippante, aussi souriante que terrorisante, elle nous emmène de sa naissance dans le monde actuelle, avec son innocence, ses sourires, sa gentillesse, jusqu'à l'enfer, la terreur, la mort et le pouvoir absolu.
Face à elle, une protagoniste aussi belle que salope, aussi souriante que machiavélique, Alison Thornton, alias Chris hargensen, étudiante que vous allez détester tout en ayant pitié.
Un mot aussi sur la mère de Carrie, Samantha Sloyan, alias Margaret, une femme du Moyen Age habitée par Dieu, et toutes les idées de merde de son défunt mari. Pour faire simple, une folle totalement flippante et magistrale dans la série.
En réalité, l'intégralité du casting est parfait, même si c'est cette pauvre Carrie qui tient le tout.
D'ailleurs, est-ce qu'on l'aime la petite Carrie ?
Est-ce qu'on la comprend ?
Est-ce qu' elle a raison de faire tout ça ? Et croyez moi, ce "tout ça" va très loin.
Je dirai "couci-couça", et bien évidemment c'est un débat qu'on peut avoir après la série, pas ici.
Bref, un petit chef-d'œuvre avec une réalisation exemplaire, une musique excellente, une atmosphère glaçante, et un triste, mais intelligent, constat de notre belle société de dégénérés!
Sur ces bonnes paroles, je vais m'entrainer à plier des petites cuillères, salut.
Créée
le 26 oct. 2026
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