J'ai regardé la mini-série britannique Chloé (sur Prime Video), qui m'a mis profondément mal à l'aise pendant les huit épisodes (elle a touché tous les déclencheurs qui me forcent à mettre la série en pause parce que ce genre de malaise est l'exact opposé de qui je suis), mais à la fin, j'ai réalisé que oui, cela valait la peine d'être enduré.
Chloé est une œuvre qui dépeint une violence invisible, inquantifiable et injugeable : celle que la loi ne peut comprendre parce qu’elle est structurée pour la nier. Cette violence psychologique extrême, exercée dans le silence feutré des salons bourgeois, au cœur d'amitiés toxiques, d'attentes implicites et de pressions sociales tacites, Chloé la révèle sans la nommer. Et c'est là toute sa force.
Le générique met aux crédits crea de nombreuses femmes, sans surprise. J'étais complètement anéanti lors de la scène finale sur la chanson « RIP » de Portishead.