Climax
6.5
Climax

Drama ENA (2026)

Une histoire de domination et d'ambitions

Pour l'histoire, je ne me fatigue pas, voici l'intro proposée par Viki : dans une tentative désespérée de relancer sa carrière, le procureur Bang Tae Seop (Ju Ji Hoon) élabore un plan aussi absurde qu'audacieux : faire tomber le maire de Séoul en dévoilant ses liens de corruption avec Lee Yang Mi (Cha Joo Young), présidente du conglomérat WR. Tae Seop recrute Hwang Jeong Won (Nana) comme informatrice et parvient à convaincre Kwon Jong Uk (Oh Jung Se), un des héritiers du groupe WR nourrissant une rancœur envers Yang Mi, de rejoindre sa cause. Cependant, Tae Seop se retrouve dans une situation plus complexe que prévu lorsqu'il découvre que sa femme Chu Sang Ah (Ha Ji Won), ancienne actrice très populaire, pourrait lui cacher de dangereux secrets.


Ce résumé vous permet déjà de saisir l'importance du casting, c'est du lourd pour tous ceux qui sont habitués aux dramas coréens.

Personnellement, je suis fan d'Ha Ji Won, qui se fait plus rare ces dernières années. Elle a sa maison de production, elle peint beaucoup et fait des expos, ceci explique sans doute cela. Bref, j'étais heureux de la voir au générique, et aussi bien entourée !

Restait à apprécier l'histoire, et globalement, je suis très satisfait. Alors certes, j'ai eu, comme le scénario, un petit coup de mou au milieu de la diffusion. A un moment donné, les rebondissements ont tendance à ressembler à du bois de rallonge. Mais fort heureusement, les affaires finissent par reprendre pour aboutir à deux derniers épisodes nerveux. Et une fin un peu mystérieuse, qui pourrait tout aussi bien être utilisée pour lancer une saison deux.


Pour revenir à Ha Ji Won, il faut souligner qu'elle a accepté ici de prendre des risques pour son image. Le public a parfois tendance à confondre l'acteur avec ses rôles, ce qui rend les acteurs coréens (et pas seulement eux) très frileux pour sortir des sentiers battus. Or, dans ce drama, elle ne joue pas du tout un personnage lisse et conformiste. Certes, elle vit en couple avec le procureur joué par le charismatique Ju Ji Hoon, mais c'est un couple qui s'est formé pour le profit que chacun pouvait tirer de ce mariage. Entre eux s'est installée une sorte d'entente cordiale, quasi amicale, mais où chacun œuvre pour sa propre carrière. Si lui semble tout de même éprouver une attirance envers elle, elle est de son côté attirée par les femmes, et c'est d'ailleurs un point faible qui sera utilisé par leur adversaire, la PDG d'un grand groupe qui les a pris en grippe. Ha Ji Won a donc accepté un rôle LGBT, alors que ça poserait sans doute problème, pour une question d'image, à beaucoup de ses collègues. C'est donc à souligner. D'autant qu'elle se jette à corps perdu, si j'ose dire, dans le rôle.


A côté du jeu d'acteur, j'ai apprécié également le climat général de la série, assez noir. Par contre, j'en suis toujours à me demander quelle peut être la motivation fondamentale de la PDG (jouée avec conviction par Cha Joo Young) pour vouloir à tout prix empêcher le couple de parvenir à atteindre ses objectifs. Pourquoi une telle haine, un tel acharnement? J'ai peut-être raté un élément, mais le fait de ne pas avoir de réponse satisfaisante à cette interrogation m'a gâché une (toute) partie du plaisir. Car c'est cet acharnement qui fait le plus gros de l'histoire, donc il est indispensable pour lier l'ensemble du scénario, voilà pourquoi j'aurais aimé mieux en comprendre l'origine. Si on fait abstraction de cette petite frustration, cette haine obsessionnelle génère un combat de titans entre d'un côté un couple qui n'a que des moyens limités pour réaliser ses rêves, à savoir obtenir du pouvoir politique pour l'un et une relance de sa carrière pour l'autre, et d'un autre côté, une femme sans morale, qui bénéficie de leviers importants, qui lutte aussi pour le pouvoir du conglomérat qu'elle a rejoint en tant que seconde épouse du grand boss, tout en voulant soumettre à sa domination ceux qui sont sur sa route ou qu'elle a pris comme cible, comme notre couple.

Pour apprécier ce drama, il faut aimer les histoires de domination et de lutte pour le pouvoir. Ce qui est mon cas. Et un tel casting lui apporte de la solidité.

Créée

le 15 avr. 2026

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