La vie n'est qu'un équilibre fragile où un simple grain de sel peut tout faire vaciller. C'est sur ce postulat que Counterpart dresse l'évolution de deux mondes parallèles, dans lesquels les personnages sont en apparence identique mais ont connu des destinées divergentes.
Si le concept de base est prometteur, le traitement finit en réalité par lasser. La Guerre qui sévit entre les deux mondes, cristallisée par une école d'enfants soldats formattés pour détruire le camp adverse, se transforme doucement en un fouillis scénaristique total. Comment peut-on croire à la prise de pouvoir d'une femme hystérique seule? Comment peut-on croire à la reconversion mièvre de tueuses-nées que sont Shadow et Baldwin, qui font table rase de leur passé? Comment expliquer aussi que le Management n'ait pas été mis à découvert et réduit à néant plus tôt?
Bref, la série s'épuise vers la moitié de la seconde saison, avec des tentatives alambiquées, et des dialogues qui finissent par tirer sur la longueur. Dommage...