Cette œuvre, sous ses apparats anodins de série d'animation, interroge en réalité les fondements mêmes de la condition humaine contemporaine. Le deuil, principalement, dans ce qu'il a de plus irréductible : Jung ne pleure pas simplement la perte de l'être aimé, il refuse la finitude elle-même, dans un geste presque Camusien de révolte contre l'absurde. Chaque combat, chaque mort, chaque renaissance n'est que la répétition rituelle d'un travail de deuil impossible à clore, une boucle qui se heurte sans cesse à l'irréversibilité du réel ; l'acceptation n'est jamais donnée mais se conquiert dans la douleur. L'Homme, dont le corps se métamorphose refusant les assignations binaires et brouillant les catégories de l'anima et de l'animus, est confronté à ses propres démons dans une quête initiatique digne des grands mythes fondateurs ; une sorte de relecture jungienne du parcours du héros.
Non je déconne, c'est juste dix épisodes de six minutes où un mec balance des lasers par les tétons et arrache des tronçozeubs pour venger sa meuf décapitée par Petit Jésus. C'est un concentré bourrin, gore, complètement décomplexé, un poil répétitif mais dans un irrespect si éhonté qu'on lui pardonnerait presque. L'animation est aux petits oignons et les dialogues tellement cons que c'en est plutôt jubilatoire. Et j'ai beaucoup aimé la conclusion, assez mélancolique.