Dark Matter a le mérite d'être une petite série sympatoche dans un style peu représenté encore aujourd'hui sur petit et grand écran. Y'a pas assez de SF à la télé et c'est dommage.
Une histoire de confusion générale en 8 clos, moyennement inspirée mais efficace, le tout avec une ambiance synthétique assez plaisante dûe à la bande-son épurée.
Des mercenaires amnésiques, donc. Avec un connard à l'humour gras qui adore les flingues, une bombasse, un asiat' qui sait forcément manier un katana, un black, un héros lisse et transparent... Oui bon, faut pas juger trop hâtivement, ça commence toujours là-dessus.
Après, l'univers dominé par des lobbies où les gens vivent plus ou moins bien en fonction de qui sponsorise leur planète, c'est pas de l'inédit mais c'est très crédible.
Techniquement pas trop cheap, c'est surtout assez habilement mis en scène pour qu'on voit pas trop les ficelles. Les plans intérieurs du vaisseaux sont loin d'être moches quoi.
Enfin, côté distribution, y'a quelques fausses notes mais ça fait plaisir de revoir Jodelle Ferland. Et de découvrir Melissa O'Neil (qui joue bien mais qui, soyons honnêtes, a sans doute été castée pour sa chute de reins...).
Bien pour patienter.