Série documentaire assez gênante, aussi bien dans les sujets traités que dans la forme. Passé un premier épisode pénible, un certain temps est nécessaire pour cerner l’humour et l’approche de Farrier, et s’acclimater avec son humeur qui oscille entre sympathie, naïveté, simplicité et condescendance.
Farrier ne se comporte pas comme un journaliste méticuleux, mais vraiment comme un touriste. Il va dans un endroit glauque, nous le montre tout en exprimant ses émotions, puis enchaîne avec un autre lieu. En huit épisodes, on voit beaucoup de lieux différents, beaucoup trop même, mais cela sert la dynamique générale de la série.
Beaucoup de scènes sont assez fatigantes à regarder, notamment lorsque la réalisation cherche à faire du drama. On sent que ce que l’on voit est souvent écrit de bout en bout, et cela gâche l’authenticité de ce tourisme virtuel. Le dark tourism aurait largement mérité une approche beaucoup plus brute.
Néanmoins, certaines scènes moins scriptées sont assez agréables à regarder, et la photographie est plutôt sympathique. Mais ce qui peut justifier un visionnage, c'est le concept même de la série : nous faire visiter des endroits glauques. La découverte de lieux et de coutumes glauques, en eux-mêmes, peut excuser la maladresse dans le propos et dans une réalisation qui tombe trop souvent dans la dramatisation.