Une romance qui aurait pu briller… si elle avait su ce qu’elle voulait être. L’idée de base : on tient une jeune femme rebelle qui tombe sur un génie tout aussi imprévisible ; ça avait pourtant de quoi secouer un peu les codes du genre. Sauf qu’ici, la fibre “anti-princesse Disney” du personnage principal n’est jamais vraiment exploitée. On effleure la révolte, on flirte avec l’impertinence, mais ça reste sage, trop sage.
Au lieu d’une histoire piquante et mordante, on se retrouve avec un ersatz de Roméo et Juliette sous parfums d’encens et tapis orientaux. Ça brille, ça sent bon, mais ça manque d’âme. La mise en scène en fait des tonnes avec sa lumière dorée et ses envolées de poussière magique, pendant que le scénario tourne à vide, répétant le même schéma : elle veut, il peut, mais le sort s’en mêle.
Les dialogues peinent à convaincre, les émotions sonnent forcées, et même la magie, pourtant censée être le cœur du récit, devient un gadget narratif pour combler le vide. Le tout donne une série esthétiquement léchée, mais émotionnellement plate.
Dommage, parce qu’avec un peu plus d’audace et moins de romance sucrée, Les Vœux pour un Génie aurait pu être une vraie surprise. Là, c’est juste un conte tiède, joli à regarder mais qu’on oublie aussitôt le générique fini.