Critique non objective : toute création dans laquelle Camille Cotin jouera le rôle principal ne sera jamais notée au delà du 1.
Malgré le plaisir indiscutable de l'immersion dans le milieu cinématographique et l'autodérision réjouissante des acteurs invités — magnifiquement appuyée, entre autres, par l'apparition de Dominique Besnehard (dont le personnage de Gabriel Sarda serait inspiré) qui manie le second degré avec brio —, Dix pour cent souffre de faiblesses d'écriture qui s'aggravent au fil des saisons. Le scénario manque souvent de finesse et accumule les séquences malaisantes, notamment avec Noémie (trop dénudée)et d'Hicham. La dynamique du groupe est elle-même déséquilibrée : alors que les trois agents accaparent l'attention, Arlette est cantonnée à un rôle trop secondaire qui gâche son potentiel. Côté distribution, le personnage de Camille détonne positivement en proposant un jeu à contre-courant très juste incarnant la novice, là où le jeu d'Hervé déchoit progressivement pour finir bien en dessous du reste de la distribution. Plus troublant encore, la série reflète un entre-soi parisien agaçant : l'absence quasi totale d'acteurs "africains" ou "asiatiques" au casting principal pose question, et la représentation des rares personnages étrangers frôle souvent le douteux. Un projet ambitieux, mais plombé par ses œillères et une écriture inégale.