Waouh, des élèves ingénieurs et des élèves médecins, quelle originalité ! Quelle prise de risque !
9 ans après le phénomène SOTUS, les scénaristes de BL thaïlandais exploitent encore à fond la thématique "chemise de travail (bleue ou rouge) et engrenage", avec quelques jolies réussites et un certain nombre de ratages... Et ici, on n'est clairement pas sur le haut du panier !
Dès les premières minutes du drama, il est évident que le cursus des protagonistes ne servira qu'à matérialiser avec facilité les stéréotypes voulus : deux gros durs en chemise bleue qui se tapent dessus (gestes mal posés, ralentis ridicules : ce "combat" est à pleurer tant il est mal tourné ! j'aurais dû me méfier dès cet instant) sous l'oeil impuissant d'un poussinet médecin en chemise blanche dont l'empathie est ainsi mise à rude épreuve, voilà qui donne le ton de la série !
Et cette dualité "médecins calmes et sérieux mais fragiles" VS "ingénieurs au sang chaud mais au coeur tendre" va continuer tout au long de la série à travers les péripéties des deux couples médecin/ingénieur.
Dans l'absolu, ce n'est pas forcément un mauvais point (on apprécie aussi ces séries parce qu'on reste en terrain connu et confortable, avec les tropes habituels et attendus), mais, ici, ça ne fonctionne pas.
En fait, je ne reproche pas à cette série d'utiliser les ficelles habituelles de ce genre de production mais plutôt de pécher sur l'essentiel : le scénario et l'acting.
- scénario : un scénario original n'est pas forcément indispensable (de nombreux dramas "Slices of life" réussis en témoignent), à condition de travailler la psychologie des personnages et d'offrir un certain réalisme (ou au contraire de vendre du rêve) --> raté
- acting : si l'on ne peut pas s'appuyer sur l'originalité du scénario, il faut au moins embarquer le spectateur dans l'histoire grâce à des acteurs investis qui transmettent de vraies émotions et dont on peut ressentir l'alchimie --> vraiment raté
Cette série n'est qu'une succession de clichés mis bout à bout sans aucun effort de cohérence et ce jeu de massacre est accentué par le manque de profondeur des personnages pitoyablement surjoués par de jeunes acteurs manifestement laissés sans direction digne de ce nom (ou alors vraiment pas doués pour ce métier).