Alors sachez que je n’avais pas envie de faire cette critique, car j’avais peur de ne pas rendre justice à l’excellence de cette série avec juste des mots. Mais je me lance, et ce ne sera sûrement pas parfait, mais je vais essayer. Mais DHMIS c’est quoi ? (Ah et je ne parlerai que de la saison 1.)
Qu’est-ce que DHMIS ?
DHMIS ou Don’t Hug Me I’m Scared est une web-série britannique dont le premier épisode est sorti en 2011 et le dernier en 2016. Elle est vraiment très courte : seulement 6 épisodes d’environ 5 minutes chacun, racontant l’histoire de 3 marionnettes : Yellow Guy, Duck et Red Guy (ah et leur nom n’est jamais précisé donc je me base sur le nom que leur donnent les fans). À chaque épisode, un professeur, qui peut être un élément du décor ou autre chose, leur donnera une leçon en musique. Mais plus l’épisode avance, plus ça devient malsain et terrifiant.
Critique
Pourquoi j’ai aimé
J’ai aimé cette web-série pour son côté à la fois enfantin et… glauque. Ça commence bien et ça finit en un énorme truc glauque. Aussi, on voit bien que c’est une émission genre « Sesame Street » ou « Le Muppet Show », mais ce n’est pas un gag du genre « ouais c’est enfantin mais c’est glauque » sans aller plus loin. Non, là certes c’est enfantin mais glauque, mais cette série ne se contente pas de ça.
Et le fait que cette série ait une vraie histoire est encore meilleur. Et maintenant parlons des musiques. Tous les épisodes ont une musique (sauf l’épisode 6 qui est un cas spécial). Chaque musique, en plus d’être réécoutable, est excellente (d’ailleurs pour moi le meilleur épisode est le deuxième). Elle s’accorde très bien avec l’épisode et l’ambiance.
Autre point à noter : le côté mystérieux de la série. Si vous voyez le nombre de théories sur la série, genre le Red Guy est dépressif et l’univers de DHMIS est son monde imaginaire, et le monde « réel » qu’on voit dans l’épisode 6 est son monde et qu’il y a toujours vécu.
Les marionnettes sont très belles, on voit clairement la vibe Sesame Street. Et les détails dans cette série… le fait que chaque détail soit important est incroyable. Genre dans l’épisode 6, Tony l’horloge dit à Yellow Guy une partie de sa chanson de l’épisode 2 qui est un truc du genre « le temps a avancé et a changé », mais dans l’épisode 2 après cette parole Yellow Guy dit « A old man die », mais là il lui dit « You make me die ». Et toujours dans l’épisode 2, après que Yellow Guy ait dit « A old man die », Tony lui dit « But look a computer ». Là il répond la même chose mais quand il dit ça apparaît l’ordinateur de l’épisode 4.
Et aussi je reviens sur le côté mystérieux de la série : elle a fait, comme je l’avais dit, l’objet de plusieurs théories mais aussi de vidéos sur le lore de la série. D’ailleurs je vous conseille la vidéo de Tristan RC sur le lore de la série.
Thème
Alors pour moi DHMIS est ce que j’appellerais un « Truman Show like ». En gros ça a le même concept que « The Truman Show ». Je m’explique : dans l’épisode 4 Red Guy réussit à sortir de cette émission, un peu comme la fin de « The Truman Show » où Truman réussit à s’enfuir de l’émission où il était emprisonné.
Et aussi pour moi DHMIS est une web-série qui nous fait réfléchir sur les idéologies imposées comme des doctrines. Comment l’amour marche, la créativité, etc., et pas autrement.
Conclusion
En conclusion, DHMIS est une excellente série, unique en son genre. Sûrement une de mes web-séries préférées. Elle réussit à être terrifiante et mature à la fois. C’est trash certes, mais ça gère bien ce côté trash, à une époque où les œuvres occidentales se disant « matures » n’ont de mature que le nom. Pour se dire matures, tout ce qu’ils font c’est mettre des injures, du sexe et du gore, n’est-ce pas Hazbin Hotel.
Parce que pour moi, pour faire une œuvre mature, il faut s’assurer de l’être soi-même, donc prenez exemple sur DHMIS.