La mini-série Dracula (2020), réalisée par Campbell, Thomas et McGuigan, s'inspire du célèbre roman de Bram Stoker en trois épisodes. Avec un budget modeste mais une ambition visuelle notable en super4k sphérique, elle débute par de magnifiques images du XIXe siècle, où un personnage se remémore sa rencontre avec la créature mythique. L'histoire revisite les origines de Dracula en regroupant les personnages du roman dans une adaptation sombre et terrifiante. La grande forteresse, avec son atmosphère spectaculaire, pose les bases d'une intrigue captivante et effrayante.
Le récit se développe à travers un format long qui permet une exploration détaillée des éléments du mythe. Le deuxième épisode, situé à bord du navire The Demeter, plonge les spectateurs dans des cauchemars étranges où les personnages affrontent la créature dans un crescendo sanglant. Cependant, la série souffre d'un rythme inégal et de transitions maladroites, déstabilisant par son mélange d'horreur gothique et d'approche académique. Les moments violents et l'atmosphère lugubre apportent une tension palpable qui rappelle les légendes du vampire.
Le dernier épisode fait un bond audacieux dans le temps, ramenant Dracula à l'ère moderne où la chasse au vampire reprend avec un aspect fantastique et des éléments classiques réinterprétés. Bien que les décors soient impressionnants et l'intrigue inventive, la réalisation hésitante et les performances limitées des acteurs altèrent l'expérience. La série reste une tentative intéressante pour les amateurs de récits vampires, avec des moments mémorables, malgré une exécution qui aurait pu mieux équilibrer modernité et fidélité au roman.
Audience Angleterre : env. 3.050.000 - Ventes Vidéo Usa Semaine 1 : env. 10.000.
> https://youtu.be/HZ1XTYcCQ80