Et si Cendrillon rêvait moins d’amour que d’ascension sociale ? Et si le Prince n’avait rien de charmant ?
Dreaming of a Freaking Fairy Tale piétine les clichés pour mieux s’en amuser. Une vraie surprise : drôle, décalée, parfois inégale, mais toujours attachante.
Shin Jae-Rim est une fausse Cendrillon qui rêve d’une vie meilleure en épousant un homme riche, si possible beau, grand et bien bâti. Coup de chance, une offre d’emploi dans un Club Privé la mène à Moon Cha-Min, fils de chaebol, arrogant, misogyne et loin d’être charmant. C’est là que tout devient intéressant.
La série séduit d’abord par son casting : Lee Jun-Young, sarcastique et sexy, et la pétillante Pyo Ye-Jin (Taxi Driver), forment un duo irrésistible. Caricaturale mais moderne, la série prend à contre-pied les clichés de la romcom. Les joutes verbales sont réjouissantes, et jusqu’à la moitié du drama, j’ai littéralement enchaîné les épisodes.
Puis arrive le baiser charnière. L’alchimie est là, mais le contexte étrange casse un peu le rythme. Dès lors, le ton se calme, les personnages s’aplanissent et la folie douce s’atténue, même si le tout reste agréable. J’ai parfois pensé à My Sweet Mobster, mais en moins audacieux.
Qu’importe : Dreaming of a Freaking Fairy Tale réussit à bousculer les codes et rappelle une chose essentielle, il faut d’abord s’aimer soi-même et poursuivre ses rêves, plutôt que d’attendre un prince (aussi canon soit-il). Et surtout… on rit. Beaucoup.
PS : ne zappez pas les génériques d’introduction, de vraies petites perles.